
L’ancien magistrat et figure reconnue de la vie publique, Ibrahima Hamidou Dème, a lancé un vibrant appel à la préservation de l’unité nationale, qu’il estime aujourd’hui fragilisée par les tensions politiques et les dérives verbales qui gagnent le débat public. Dans une déclaration rendue publique, il rappelle que la devise du Sénégal — « Un peuple, un but, une foi » — n’est pas qu’un symbole, mais le fondement même de la République.
“Elle porte l’âme du Sénégal. Elle incarne le socle sur lequel notre République s’est construite : l’unité, la solidarité et la foi en un destin commun”, écrit M. Dème, déplorant la multiplication de propos “attentatoires à l’unité nationale” dans “un silence assourdissant des autorités”.
Pour l’ancien magistrat, le danger réside dans l’inaction du pouvoir face aux discours de division, et dans “une justice pliée aux pressions d’une minorité bruyante issue du Pastef”, selon ses termes. Une situation qu’il juge incompatible avec le rôle de la justice comme garante de la paix civile et de la cohésion sociale.
“Lorsque la République se tait face à la haine, lorsque le pouvoir cautionne par son inertie la division, c’est notre pacte national qui vacille”, avertit-il, tout en soulignant que l’unité nationale ne saurait être sacrifiée sur l’autel d’intérêts partisans ou d’ambitions politiques.
Dans un ton empreint de gravité, Ibrahima Hamidou Dème appelle à une prise de conscience collective :
“L’unité nationale n’est pas un simple slogan. C’est ce que le Sénégal a de plus cher. Sa préservation est une exigence républicaine, une responsabilité morale et politique qui s’impose à chacun d’entre nous, mais d’abord à ceux qui ont juré de la protéger devant le peuple.”
Il conclut sur une note d’engagement, en réaffirmant la foi en un Sénégal “un et indivisible”, face à toute tentative de fracture :
“Quiconque s’attaque à cette unité doit trouver face à lui la détermination tranquille, mais inébranlable, de tous ceux qui croient encore en la République et en la pérennité de notre Nation.”
