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Kaolack : des élus locaux formés sur le financement de la santé reproductive !

Dans les zones rurales du Sénégal, comme dans de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne, l’accès aux soins de santé reproductive demeure un défi majeur. Faible accès à la contraception, mariages précoces, accouchements à domicile… autant de réalités qui exposent les femmes et les filles à des risques sanitaires souvent passés sous silence.

Conscients de ces enjeux, le programme Women’s Integrated Sexual Health 2 (WISH 2), financé par l’aide britannique à travers le FCDO (Foreign, Commonwealth & Development Office), en collaboration avec la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant et avec l’appui technique de l’ONG Options Consultancy Services, organise à Kaolack un atelier de formation de trois jours, du 18 au 20 juin 2025, à l’intention des élus locaux du Sénégal. L’objectif : renforcer leurs capacités sur le financement de la santé, avec un focus particulier sur la santé reproductive.

« Le programme WISH 2 soutient les femmes et les adolescents, notamment les plus pauvres et marginalisés, afin qu’ils puissent mieux s’exprimer, choisir et contrôler leur santé et leurs droits reproductifs », a déclaré Dr Thiané Guèye Diaw, conseillère régionale de l’ONG Options Consultancy Services au Sénégal.

Selon elle, le programme vise plusieurs objectifs stratégiques :

Renforcer l’autonomisation des femmes et des adolescents dans le domaine de la santé et des droits reproductifs ;

Améliorer l’environnement politique et systémique en faveur de la santé reproductive et de l’égalité des sexes, dans le cadre d’une transition démographique inclusive et dirigée par les pays africains.

Options Consultancy Services accompagne notamment la mise en œuvre du Résultat 3 du programme, axé sur l’environnement politique et systémique. Celui-ci encourage les pays à adopter des cadres plus inclusifs et cohérents pour une approche globale de la santé reproductive, comprenant un financement public efficace, la sécurité des produits de santé, et le renforcement des capacités des services.

« Le PANB-PF vise à atteindre un taux de prévalence contraceptive (TPC) de 46 % d’ici 2028. Pour y parvenir, il est indispensable d’adopter une approche multisectorielle, en particulier pour garantir la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des interventions prévues », a conclu Dr Diaw.

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