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Kaolack : L’insalubrité alarmante de la bande de d’Aouzou interpelle les autorités !

À Kaolack, certaines zones jouent un rôle stratégique pour la préservation du cadre de vie, mais demeurent pourtant ignorées. C’est le cas de la bande de d’Aouzou, un linéaire situé entre Médina Mbaba et Kahone, qui draine la quasi-totalité des eaux pluviales et usées de plusieurs quartiers de la ville.

En visite sur place, Babacar Ndiogou a dressé un constat alarmant : « La situation écologique tout au long de cette bande, depuis Médina Sud jusqu’au pont de Kahone, en passant par Médina Mbaba, mérite une attention particulière de la part des autorités locales et des services techniques déconcentrés de l’État ».

La bande de d’Aouzou constitue un passage incontournable pour l’écoulement des eaux vers le bras de mer. Or, son mauvais entretien menace directement le système de drainage et accroît les risques d’inondation. Décharges sauvages, ordures obstruant les canalisations, sorties et entrées mal conçues : autant de dysfonctionnements qui compromettent le fonctionnement du réseau.

« Une grande partie des ordures jetées dans les alentours atterrit dans les collecteurs et entrave la circulation de l’eau. De plus, le système n’a pas été conçu de façon adéquate, laissant passer toutes sortes de déchets solides », a expliqué M. Ndiogou.

Au-delà de l’insalubrité, la zone révèle une dimension sociale préoccupante. De jeunes talibés, souvent pieds nus, traversent ces eaux polluées pour récupérer de la ferraille dans les déchets. Ils brûlent parfois pneus, plastiques et déchets électroniques pour en extraire des métaux, dégageant une fumée toxique.

« Ces enfants sont exposés à des maladies pulmonaires graves. Quant aux riverains, ils vivent dans une insalubrité quasi indescriptible, aggravée en période d’hivernage », a dénoncé M. Ndiogou.

Face à cette situation, les interpellations se multiplient en direction du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de l’ONAS et des autorités locales. L’urgence est de mettre en place un plan annuel de maintenance préventive et curative, incluant le curage régulier des canalisations et la lutte contre les dépôts sauvages d’ordures.

Pour M. Ndiogou, la bande de d’Aouzou est devenue une véritable bombe écologique : « L’entretien de cette zone est indispensable pour garantir la pérennité des canalisations et protéger les populations contre les inondations et les maladies ».

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