
Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans la région de Kédougou ont provoqué la crue du fleuve Gambie, entraînant l’inondation de plusieurs hectares de cultures.« Le fleuve s’est déversé sur nos champs de maïs, d’arachide et de riz. Nous ne pouvons plus y accéder », témoigne Mady Macalou, cultivateur à Kédougou, qui dit avoir perdu près de neuf hectares de cultures.

Vieux Diébakhaté, un autre producteur local, se désole également : « Tous nos champs sont dévastés,à Bakho. Même les villages de Samécouta, Mako et de la Falémé ont perdu leurs cultures hivernales. »Face à cette situation, les cultivateurs appellent les pouvoirs publics à mettre en place des mesures d’accompagnement et à accélérer la réalisation du barrage hydroélectrique de Sambangalou, projet porté par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG).Doudou Dionne Dramé, agent de développement communautaire à Tomboronkoto, confirme que « 20 périmètres agricoles, représentant une dizaine d’hectares de maïs, d’arachide et de riz, sont engloutis », ajoutant que certaines habitations proches de la station de Mako sont également menacées.

Les dégâts touchent aussi des projets structurants, à l’image du centre d’incubation du groupe Diallo Initiative et Développement, dont deux hectares de bananiers et un champ de piments ont été submergés. « Les femmes qui devaient récolter le piment ont tout perdu », déplore son président, Abdoulaye Diallo. Le président du conseil régional de la jeunesse de Kédougou, Ousmane Mamadou Soumaré, appelle enfin l’État, notamment le ministère de l’Agriculture, à soutenir les producteurs sinistrés : « Ils avaient beaucoup d’espoir cette année. Il faut agir pour les soulager. »



