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Kédougou – Environnement : Doudou Dione Dramé interpelle le ministre sur les limites du parc et la réhabilitation des terres dégradées !

La tournée du ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Daouda Ngom, dans la région de Kédougou avait suscité beaucoup d’attentes, notamment dans la commune de Tomboronkoto, durement touchée par les impacts de l’exploitation minière et de l’orpaillage. Mais pour certains habitants, l’espoir a rapidement laissé place à la déception.

Doudou Dione Dramé, acteur local engagé, a vivement interpellé le ministre sur les nombreuses difficultés environnementales que connaît sa commune : « Nous avions espéré que cette visite redonnerait de l’espoir aux populations. Malheureusement, le ministre s’est limité à rencontrer les agents forestiers, sans venir à la rencontre des communautés locales directement affectées. »

Dramé déplore la prolifération d’activités minières, souvent non encadrées, et d’un orpaillage anarchique qui entraîne pollution du fleuve, disparition des champs agricoles et dégradation de la biodiversité locale : « Des espèces animales sont aujourd’hui menacées, et certains villages comme Tambanoumouya ne peuvent plus cultiver leurs terres, coincés entre les limites du parc national Niokolo-Koba, les entreprises minières et le fleuve. »

Face à cette situation, il appelle à un dialogue ouvert avec les autorités pour trouver des solutions durables. Il insiste notamment sur la nécessité de clarifier les limites du parc et de faire respecter l’article 20 du nouveau Code de l’environnement, qui impose des études d’impact environnemental et social pour toute installation minière.

« Les entreprises semi-mécanisées exploitent sans aucune conformité environnementale. Le ministère doit prendre les dispositions nécessaires pour la réhabilitation des terres dégradées », a-t-il ajouté.

Pour Doudou Dione Dramé, la transition écologique prônée par l’État ne saurait être efficace sans une écoute active des populations locales et une gestion participative des ressources naturelles. Il en appelle à la responsabilité du ministre Daouda Ngom, pour que les prochaines étapes ne se limitent pas à un constat de terrain, mais débouchent sur des actions concrètes et inclusives.

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