
En visite officielle dans la région de Kédougou, le ministre des Forces armées, Birame Diop, a procédé à l’inauguration de plusieurs infrastructures stratégiques de la Gendarmerie nationale. Cette opération marque une étape majeure dans le renforcement de la sécurité dans cette zone sensible, frontalière avec la Guinée et le Mali.
Parmi les nouvelles installations figurent :
- Le Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI),
- Le poste de commandement de la gendarmerie de Saraya,
- La brigade de recherche et la brigade routière de Saraya, accompagnées d’une infirmerie,
- L’État-major de Kédougou,
- La brigade de recherche et de gendarmerie de Kédougou,
- Et la brigade de gendarmerie de Mako.
Ces réalisations, coordonnées avec rigueur par la gouverneure de région, Mme Mariama Traoré, traduisent la volonté de l’État de renforcer sa présence sécuritaire dans cette région à haute valeur stratégique.

Sécurité et développement : un tandem indissociable
Dans son discours, le ministre Birame Diop a salué l’engagement constant des forces de défense et de sécurité ainsi que leur attachement aux institutions républicaines. Il a souligné que « l’ambition de développement portée par l’État pour la région de Kédougou ne saurait se concrétiser sans un environnement sécuritaire stable et fiable ».
La région de Kédougou, en raison de sa situation géographique aux confins du Mali et de la Guinée, de son potentiel économique (notamment minier) et de sa diversité culturelle, fait face à des défis sécuritaires parmi les plus complexes du pays. Le ministre a notamment rappelé les attaques terroristes coordonnées du 1er juillet 2025 à la frontière malienne, qu’il qualifie de menace grave à la paix et à la tranquillité des populations.

Orpaillage clandestin, criminalité et migration : des menaces transversales
Revenant sur d’autres défis majeurs, le ministre a évoqué l’orpaillage clandestin, ses conséquences sur l’environnement, et son lien avec des trafics multiformes (armes, drogues, personnes), ainsi qu’avec une criminalité organisée de plus en plus sensationnelle. Il a aussi alerté sur la migration irrégulière qui prend racine dans l’instabilité de certaines zones.

Une réponse ferme de l’État
Birame Diop a assuré que le président de la République, Bassirou Diakhar Diomaye Faye, accorde une attention particulière à la région de Kédougou et a donné des instructions fermes pour renforcer la présence des forces de sécurité dans toutes les zones frontalières. Cette stratégie passe par :
- Une posture opérationnelle renforcée de la gendarmerie,
- Une sécurité de proximité avec l’implication des communautés locales,
- La construction de casernes modernes, adaptées au terrain.
Ce maillage territorial sera bientôt complété par de nouveaux points d’appui, notamment avec la mise en place du GARSI 2, qui constituera le noyau d’un dispositif cohérent de surveillance et d’intervention rapide.
Par cette série d’investissements sécuritaires, l’État sénégalais affirme clairement sa volonté de reprendre le contrôle des zones vulnérables, de garantir l’autorité de l’État et de préparer un développement économique durable et inclusif dans cette région stratégique.
Pape Dayo – Sunugox Info
