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KEDOUGOU/SANTÉ : LES PARAMÉDICAUX MENACENT DE PARALYSER LE SYSTÈME. 


Les paramédicaux de Kédougou, à travers « And gueusseum » tous habillé en  rouge sont montés au créneau pour annoncer une grève de 48 heures du 23 au 24 mars 2022 , s’ils n’obtiennent pas gains de cause, ils l’on fait savoir lors d’un sit-in ce mardi 22 mars 2022 au centre de santé. En effet, ces derniers dénoncent le traitement discriminatoire à leur égard. Les agents de santé, particulièrement les paramédicaux, estime qu’ils sont traités en parents pauvres, c’est pourquoi ils exigent de l’état de prendre en compte leur plate-forme revendicative. Ces revendications se résument autour du plan de carrière, l’augmentation des maigres salaires, la révision des textes organisant les CDS et le recrutement des agents dans la fonction publique locale. Ces derniers disent qu’ils  n’ont jamais bénéficiés d’indemnités de logements, pendant que d’autres réclament une augmentation d’indemnités.
Babacar Diop, porte parole précise,  qu’Ils courent des risques de maladies chroniques, infectieuses, aucune considération n’a été notée à leurs égard. Ainsi dira-t-il, « nous exigeons une augmentation des primes à 100 milles francs et son indexation dans la liquidation de la pension de retraite .C’est seulement dans la santé qu’on peut trouver des gens qui sont au service de la santé sans salaire, ni recrutement. Ce n’est que dans la santé qu’on peut également trouver des contractuels de l’état qui ont fait plus de 10 ans sans êtres intégrés dans la fonction publique. Une grève de 48 heures est prévue avec le respect des urgences, la rétention des données et de boycotter tous les programmes de la santé. >> a t’il indiqué.
Quant à Mame Cheikh Niang, assistant social au centre hospitalier régional et chargé de la communication du SUTSAS, il a exprimé son enmertume et son cri de cœur, en précisant que les agents de la santé sont les premiers acteurs de développement. La santé est un secteur clé avec l’éducation . Selon lui <<  le corps des paramédicaux est légué au second plan et ce sont eux qui font le gros du travail. L’état doit donner une considération maximale à ce Corps. Nous avons décidé d’aller jusqu’au bout de notre plan d’action, quit à aller jusqu’à une cessation définitive des activités. Nous exigeons de l’état la création d’un un plan de carrière, la revalorisation du salaire, revoir les primes de risques et de la retraite. » Il a terminé sa communication en avertissant que  le système risque fort d’être paralysé si toutefois ils n’obtiennent pas satisfaction. En outre le personnel communautaire s’indigne face au système de recrutement des collectivités territoriales dont « le clientélisme politique prime sur  l’ancienneté au niveau des structures sanitaires. » 


Pape Dayo/Sunugox info

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