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Kédougou/Violences Basées Sur Le Genre :Le Projet DAMCAM A Célébré Les 16 Jours D’activisme Avec Les Jeunes Filles.

Le projet DAMCAM a célébré le dimanche dernier les 16 jours d’activisme à travers une marche et une cérémonie protocolaire en compagnie des jeunes filles et l’ensemble des acteurs. Le projet Damcam, Ma voix ma santé est un projet mis en œuvre par Carrefour international et financé par Affaires mondiales Canada dans la région de kédougou. Le projet a pour but d’améliorer l’accès aux services de santé de la reproduction. Le changement escompté dans le cadre de ce projet « Ma voix, ma santé » découle d’une approche féministe qui explique la violence sexuelle et sexiste et les obstacles à la pleine jouissance des droits des femmes.

Ce projet voit les adolescentes, adolescents, femmes et hommes comme des acteurs de changement qui oeuvrent pour l’autonomisation des femmes. Cette approche s’appuie sur le potentiel transformateur qu’entraine l’éducation aux droits et l’accès à la connaissance et à l’information pour mener à des changements sociaux et à des comportementaux en termes d’égalité de genre. Ces transformations sociales et comportementales influent positivement sur la prise de décision des adolescentes et
adolescents à l’égard de leurs SDSR.

Carrefour international a mis en œuvre plusieurs projets notamment le projet « DAMCAM : Ma Voix, ma Santé » et le projet « Slaight : Amélioration de l’accès aux données probantes sur la VBG au Sénégal : plateforme virtuelle de collecte de données stratégiques ». Compte tenu de tout cela, un mémorandum a été transmis au préfet du département de kedougou Elhadji Malick Semou Diouf, dans lequel les porte-paroles Oumou Touré et Fatoumata Diallo affirment que Les types de violences sont nombreux, notamment les violences sexuelles, morales, économiques et conjugales.
Selon elles, les filles et les femmes continuent d’être victimes de mariages d’enfants, de mutilations génitales comme l’excision, les grossesses précoces avec leurs lots de conséquences à savoir la desescolorisation et la déperdition scolaire chez les filles, l’exploitation et le harcèlement sexuels.

De fortes recommandations ont été faites, à savoir favoriser la mise en œuvre rapide et efficace des politiques stratégiques contribuant à une meilleure protection des filles et des femmes contre les VBG, renforcer le système d’identification et sanctionner les hauteurs. Il a été retenu l’idée de mettre en place un centre de prise en charge holistique des victimes de VBG. Les décideurs veulent aussi favoriser davantage l’accès et l’utilisation des services sociaux de base liés à la santé de la reproduction mais également la mise en place dans chaque département d’un centre conseil adolescents et d’espace de jeunes. Enfin il a été jugé utile de construire des toilettes séparées filles et garçons dans les établissements scolaires, intégrer les structures des jeunes, comme les clubs des jeunes filles, les CME et CCDEJ dans les fonctionnement des institutions locales correspondantes.

Auparavant le coordonnateur du projet DAMCAM Oumar Diallo a exprimé sa profonde gratitude et est revenu largement sur la pertinence et l’historique des 16 jours d’activisme. Il a affirmé que cela a un impact fort sur les communautés. Ainsi Omar Diallo a exhorté les filles à redoubler d’efforts à l’école pour mieux échapper aux mariages précoces demandant par la même occasion aux parents de soutenir, et d’accompagner les jeunes filles dans ce sens.

Pape Dayo/sunugox.info

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