Avec le problème foncier qui secoue le pays, nous avons tendu le micro au maire de de la collectivité territoriale de Médina Chérif, Mamadou Gano, de nous dire comment se passent les délibérations concernant les affectations des terres aux producteurs. Il faut le rappeler, cette commune empiète en grande partie le bassin de l’Anambé où des milliers de producteurs cultivent pour atteindre l’autosuffisance en riz. Ainsi, le maire revient sur la manière dont il gère ce problème foncier avec harmonie sans difficulté tout en respectant les textes pour le grand bonheur des producteurs.
Mamadou Gano d’avancer avec précision : « je rappelle que les terres du domaine national ne sont ni à louer, ni à vendre. Et nous faisons tout pour mettre les terres à la disposition des producteurs pour qu’ils puissent les exploiter convenablement. Et on s’inscrit conformément à la loi de 1996 qui donne aux collectivités territoriales la possibilité d’affecter ou de désaffecter les terres du domaine national… »
Haby B. productrice, d’étayer cette thèse : « je suis une femme travaillant dans le bassin, mais j’ai toujours constaté que les femmes ont disposé des terres pour travailler. À ce titre, je n’ai pas noté d’irrégularité pour les affectations des terres », défend-elle.
Revenant sur le mode d’octroi des terres, le maire poursuit : « dans la commune de Médina Chérif tout se passe bien et aucun incident foncier n’a été noté. On combine à la fois deux éléments, la loi sur le domaine national et celle sur le domaine irrigué. Ceci nous permet chaque deux ans, de revoir la situation des emblavures avant l’octroi de terres aux producteurs. Et nous demandons à la société d’État, la Sodagri, de nous faire un avis technique sur l’occupation de ces parcelles avant de procéder à des délibérations d’affectation de terres. Pour le moment tout ce processus se passe dans la transparence totale. Et notre objectif c’est d’affecter les terres aux producteurs mais aussi de les encourager à cultiver. Nous sommes des élus locaux qui accompagnons la politique du président de la République. Cette politique devra en réalité permettre d’atteindre l’autosuffisance alimentaire en riz, gage d’indépendance économique. »
