Lancement du “Ndadje des Filières Justes Sénégal” : vers une nouvelle ère des relations commerciales agricoles !

Le Sénégal franchit une étape importante vers la transformation de ses relations commerciales agricoles. Ce mercredi, 9 juillet 2025 , Dr Alpha Ba, Secrétaire d’État chargé des coopératives et de l’encadrement paysan, a procédé à l’ouverture officielle du Ndadje des Filières Justes Sénégal, un cadre d’échange inédit rassemblant les acteurs de la chaîne de valeur agroalimentaire autour d’un objectif commun : construire des filières plus équitables, durables et transparentes.

Pendant deux jours, producteurs, transformateurs, commerçants, institutions, chercheurs et partenaires techniques sont réunis pour repousser les frontières de l’injustice commerciale dans les relations agricoles. Au cœur des discussions : la nécessité de rééquilibrer les rapports de force au sein des filières, de reconnaître la juste valeur du travail paysan et d’encourager une intermédiation responsable et éthique.

Un moment symbolique et fort a marqué l’ouverture de ce Ndadje : la signature de la Charte des Relations d’Affaires Équitables, par les principales parties prenantes. Ce document de référence engage les signataires à respecter des principes de transparence, de loyauté contractuelle, de partage de la valeur et de dialogue continu. Il s’agit là d’un tournant dans la gouvernance commerciale des filières agricoles au Sénégal.

En marge de la cérémonie d’ouverture, une remise officielle d’attestations a été organisée pour saluer les experts en intermédiation commerciale, formés et reconnus pour leur rôle stratégique dans l’accompagnement des acteurs vers des modèles économiques plus équilibrés. Ces experts sont appelés à devenir des maillons-clés dans la structuration équitable des filières, en assurant la médiation entre producteurs, acheteurs et autres intervenants.

Le Ndadje des Filières Justes intervient dans un contexte où de nombreux producteurs peinent encore à vivre dignement de leur travail, du fait de mécanismes de marché inéquitables, de contrats léonins ou d’un manque de transparence sur les prix et les marges. En créant un espace de dialogue, d’apprentissage mutuel et d’engagement collectif, l’État et ses partenaires espèrent renforcer la résilience économique du monde rural, tout en promouvant une agriculture plus inclusive et responsable.

Ce premier Ndadje pourrait bien poser les bases d’un modèle sénégalais des filières justes, inspirant d’autres pays africains à repenser la manière dont sont partagées les richesses issues de la terre.

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