
Dans une dynamique de Gestion Axée sur les Résultats, certaines écoles urbaines partent avec un handicap certain. Cet état de faits est observé dans des IEF de la mégalopole dakaroise, à Thiès mais aussi dans les grands centres urbains des autres régions.
Les effectifs sont souvent pléthoriques car elles desservent des quartiers populeux ou sont trop éloignées les unes des autres. Pour aggraver la situation, beaucoup de nouveaux espaces ont été morcelés puis vendus sans prévoir un espace aux services publics ou sociaux. Ainsi les classes à double flux font foison à l’élémentaire et il n’est pas rare d’avoir plus de quatre-vingt élèves par classes au moyen. Pourtant dans la lettre de politique générale pour le secteur de l’éducation période 2012/ 2025, il était prévu de « supprimer progressivement les classes à double flux sur toute l’étendue du territoire national ». Pourtant, actuellement c’est plutôt l’inverse qui est constaté car des écoles qui avaient des effectifs raisonnables sont maintenant obligées de s’en doter.
De plus nombre d’entre elles se font remarquer par leur vétusté, causée soit par leur grand âge (car datant de la période coloniale) soit par des malfaçons).
Cependant des pistes de solutions pour juguler cet état de fait existent :
– réserver une part aux écoles urbaines dans les programmes de construction scolaire ;
– généraliser dans les villes puis ailleurs les constructions en hauteur pour une meilleure rationalisation de l’espace ;
– ériger si possible des collèges dans certaines écoles élémentaires de sorte à avoir des groupes scolaires (préscolaire, élémentaire, moyen) ;
– faire un plaidoyer au niveau de autres ministères pour le respect des normes concernant notamment les espaces à réserver aux édifices publics ;
– recenser les assiettes foncières susceptibles d’abriter des écoles pour désengorger celles existantes.
F.M.
