
Dans le cadre de ses activités culturelles, la commune de Mlomp a abrité du 14 au 16 février, la Kamaghène, une fête traditionnelle qui marque la fin officielle des récoltes de riz et la libération des animaux domestiques, jusque-là retenus pour protéger les champs.Venu présider cette importante cérémonie, Idrissa Senghor, maire de la commune de Mlomp , déclare, » Nous sommes réunis ce soir ici pour un événement traditionnel, la fête de Kamanghéne .Une fête véritablement qui est ancrée dans notre tradition, qui se fête tous les ans et qui a presque une triple signification. C’est la nouvelle année traditionnelle, mais également, c’est une fête d’action de grâce. Parce qu’après chaque récolte, toute la communauté se réunit, s’organise et rend grâce à Dieu. Au-delà, il y a également les nouveaux mariés qui se présentent aujourd’hui, au public.

À partir d’aujourd’hui, tout le monde sait qui a pris femme et quelle fille est mariée. Parce que vous savez, le mariage, c’est un acte solennel et sacré. Il est important que le peuple, les populations puissent être au courant que pour cette année, il y a telle ou telle autre personne qui sont à l’honneur.Ici, c’est le village de Mlomp, parce que la fête de Kamanghène regroupe les villages de Mlomp, Kajinol, et la semaine qui va suivre, nous irons à Cagnoute faire la même chose. Donc depuis ce matin, nous avons reçu les autorités administratives avec qui on a fait le tour, les autorités coutumières que nous avons saluées.Parce que quand on parle d’une fête traditionnelle, il faut savoir faire la part des choses.Nous rendons à nos autorités coutumières le roi de Kamanghène qui est Marcel, mais également le roi de Mlomp qui est une autorité coutumière à qui aussi nous rendons hommage », a – t- il soutenu. A l’en croire, l’ensemble des autorités coutumières se réunissent pour faire un, être à côté des populations, pour fêter ce grand événement qui est la fête des fins de récolte.

« Donc ici, ce soir à Mlomp, il y a les villages de Kadifolong, il y a les villages de Djukomol et les villages de Haer qui sont réunis pour une séance de lutte qui fait suite naturellement à l’aumône qu’on a fait à l’intérieur du village où on a partagé un repas avec l’ensemble des populations qui sont venues communier avec nous. Oui, comme j’ai indiqué, c’est la tradition. Vous savez, nous avons une tradition foncièrement ancrée.La lutte chez nous, à chaque fin d’hivernage, les différents villages s’organisent et se rendent dans des villages voisins pour des cérémonies de lutte. C’est un fait de cohésion sociale.parce que ça permet aux jeunes de se connaître, de se familiariser et de tisser des amitiés. C’est pourquoi à l’occasion de cette fête également, nous organisons pendant trois jours des cérémonies de lutte, en tout cas encore une fois pour cette fraternité, pour permettre aux jeunes des villages que j’ai cités de se retrouver et de lutter. C’est du sport. Les gens luttent seulement pour le plaisir. Il n’y a pas de concurrence. Mais pour permettre aussi aux populations de pouvoir remarquer les différentes facettes de nos cultures, dont la lutte occupe une place extrêmement importante.Vous avez remarqué, c’est très animé. Il y a d’amples combats qui sont en train de se diffuser, essentiels à l’honneur des populations et de la commune de Mlomp. Déjà par des remerciements. Vous savez, on a été cette année appuyés à une hauteur désespérée, inespérée du moins, parce que le directeur de l’ANLAS a envoyé une délégation il y a trois ou quatre jour, il a mis à notre disposition, je dirais à la disposition du comité qui est en charge de l’organisation de Kambanian, une enveloppe de 9 millions qu’on a répartie entre les trois villages de Kajinol, Molom et Kanyut.Mais également nous avons reçu l’interrogation du premier ministre qui a tenu aussi à envoyer une enveloppe et des dons en nature, surtout qu’on a distribué au niveau des villages pour leur permettre de passer la fête en paix. D’ordinaire, on a de petits appuis, mais pour cette année vraiment, nous disons merci à l’État, mais nous réitérons notre ouverture et qu’ils comprennent que cet événement culturel fait partie des événements marquants de cette société.Donc nous continuons à les tendre la main, à les solliciter et leur dire qu’appuyer cet événement, c’est appuyer la stabilité, c’est appuyer la cohésion sociale. Pour nous, c’est un événement extrêmement important qui permet aux différents villages, quels que soient les différents qui étaient là, de se réunir, de festoyer, mais surtout de rendre grâce à Dieu. C’est extrêmement important. Nous sommes un peu plus croyants pour nous appuyer. dans cette croyance permet de prier pour la paix et la concorde nationale », a soutenu Idrissa Senghor, maire de la commune de Mlomp.¹

