
Dans une tribune engagée, Moustapha Ba, président de l’ONG Aide-International, salue la récente annonce du président français Emmanuel Macron concernant la reconnaissance de l’État de Palestine. Il appelle le Sénégal, ainsi que les pays africains et les forces progressistes à travers le monde, à s’inscrire dans cette dynamique de justice et de paix.
La déclaration du chef de l’État français, si elle est mise en œuvre, représenterait selon Moustapha Ba « un acte d’audace, de clarté et de responsabilité historique ». Face aux souffrances continues du peuple palestinien, confronté à une occupation prolongée et à un déni persistant de ses droits fondamentaux, cette reconnaissance est présentée comme une rupture salutaire avec « l’hypocrisie diplomatique » et les « silences complices » qui dominent trop souvent les relations internationales.
Le président d’Aide-International rappelle le rôle de pionnier du Sénégal dans le soutien à la cause palestinienne. Pays membre du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien des Nations unies, le Sénégal a toujours plaidé en faveur d’une solution juste au conflit israélo-palestinien. Aujourd’hui, selon lui, l’heure est venue de transformer cet engagement en un geste diplomatique fort, en phase avec les valeurs de liberté, d’équité et de souveraineté des peuples.
« Reconnaître la Palestine, ce n’est pas être contre Israël. C’est être pour un monde où aucun peuple ne doit vivre sous occupation, derrière des murs, ou dans l’exil », souligne-t-il.
Moustapha Ba appelle également la communauté internationale à sortir de son attentisme : « Le silence n’est plus une option. L’indifférence est une trahison. L’attentisme est une complicité. »
Alors que d’autres États, en Europe comme dans le monde arabe et en Afrique, envisagent de suivre l’exemple français, cette tribune sonne comme un appel à élargir la brèche. Une invitation à se tenir, résolument, du bon côté de l’Histoire
