
Un consortium d’organisations, dirigé par l’ONG ETDS, a lancé un projet innovant visant à améliorer les conditions de vie des femmes rurales des localités de Nyassia et Enampor, en Casamance. Financé par l’Agence Basque de Coopération au Développement (AVCD), ce projet met en valeur des ressources locales telles que le Madd (Saba senegalensis) et la mangue, avec pour objectif de développer des activités économiques durables au profit des femmes de la région.
C’est dans ce cadre qu’un atelier de restitution de l’étude cartographique du peuplement de Madd et de la répartition des manguiers dans l’arrondissement de Niassia s’est tenu ce matin.

Selon Mariama Diémé, chargée du projet pour le compte d’ETDS, « nous sommes ici pour appuyer les femmes de cette localité à travers la valorisation de ressources comme la mangue et le Madd, qui sont abondantes dans la zone et jouent un rôle important dans le développement économique de Niassia et Enampor. Il y a un fort besoin de préserver la forêt pour garantir la durabilité de ces ressources. L’objectif de cette activité est justement de cartographier les zones de Madd, d’évaluer leur exploitation actuelle et leur potentiel de régénération. Il faut déterminer si l’exploitation actuelle est excessive et pourrait menacer la pérennité de cette ressource. »
Présent à cette rencontre, le sous-préfet de l’arrondissement, Moussa Ale Ba, est revenu sur les enjeux du projet pour la région. « Cet atelier de restitution entre dans le cadre du projet d’autonomisation des femmes par la transformation des produits agroforestiers, initié par l’ONG ETDS et ses partenaires. Il s’agit d’un projet structurant. Comme vous le savez, le Madd casamançais a récemment obtenu une indication géographique, ce qui témoigne de son importance locale, nationale et même internationale. Il est temps de le valoriser pleinement. »

Le sous-préfet a également souligné l’importance des résultats préliminaires de l’étude : « Le consultant a révélé qu’il existe de nombreuses jeunes pousses de Madd, mais certaines zones sont plus concentrées que d’autres. Cette cartographie est donc essentielle. Elle nous permettra de tirer des conclusions concrètes : comment régénérer les lianes en voie de disparition ? Comment former les femmes à une chaîne de valeur complète – de la production à la transformation, jusqu’à la commercialisation ? »
Il a conclu en rappelant que le projet ne se limite pas au Madd : « Il y a aussi la mangue, avec plusieurs variétés dans la zone. Grâce à ce projet, les femmes sont aujourd’hui mieux formées et mieux équipées pour valoriser ces ressources. »
Les premiers résultats de cette étude sont très encourageants et laissent entrevoir de belles perspectives. Une meilleure connaissance des ressources locales permettra aux femmes de développer des activités de transformation agroalimentaire plus efficaces, mieux adaptées aux marchés, tout en renforçant leur autonomie économique et en contribuant à la préservation de l’environnement.
