
Dans la vallée de Toubakouta, commune de Niassya, un vent d’espoir souffle sur les anciennes rizières, abandonnées pendant plus de quarante ans. Landing Sané, adjoint au trésor de la coopérative RICON et habitant de Tobakouta, est la voix qui exprime l’enthousiasme et la détermination d’une communauté prête à renouer avec la terre. Lors d’une récente visite aux rizières, il a souligné l’importance de cette première phase test qui marque le renouveau de ces terres jadis cultivées.

« Nous sommes tellement contents de ce résultat », déclare-t-il avec une fierté palpable. En effet, les efforts déployés pour relancer l’exploitation des rizières ont dépassé toutes les attentes. « Nous n’avions jamais pensé que nous pourrions obtenir un tel résultat », confie Landing Sané. Avec le soutien de techniciens compétents venus prêter main-forte, la coopérative a réinvesti une superficie de plus de 4000 hectares.

Ce projet incarne non seulement l’espoir d’une récolte abondante, mais également un geste fort envers la souveraineté alimentaire tant proclamée par l’État sénégalais. Les membres de la coopérative rêvent d’une autosuffisance alimentaire, souhaitant montrer aux jeunes de la région que l’agriculture peut être une voie d’avenir. « Au lieu de chercher du travail ailleurs, nous voulons démontrer qu’ici, à Toubakouta, il est possible de vivre dignement de la terre», poursuit-il.

Landing Sané rappelle que les générations précédentes vivaient en grande partie de leur production locale de riz. Aujourd’hui, avec un objectif ambitieux, il lançe un appel aux autorités, notamment au chef de l’État, pour soutenir ces initiatives locales. La vallée de la Basse Casamance, connue pour ses ressources agricoles, pourrait devenir un pôle de production de riz, capable même de revendre vers des zones moins productives.

Les partenaires, tels que Caritas et ANCAR, jouent un rôle essentiel dans cette démarche. « Nous remercions Caritas qui nous a accompagnés dès le début, lorsque nous n’avions rien », souligne Landing Sané, reconnaissant le soutien inestimable apporté par ces organisations. Grâce à leur aide, les producteurs locaux ont reçu une formation adaptée, leur permettant de comprendre que la clé du succès réside dans la gestion optimale de l’eau plutôt que dans sa seule quantité.

Ce retour à la culture du riz symbolise bien plus qu’une simple activité agricole ; il incarne un véritable projet de société. « Notre ambition va au-delà de la simple satisfaction immédiate. Nous croyons fermement que le sacrifice porte ses fruits », conclut Landing Sané. L’espoir d’un avenir meilleur pour Toubakouta est désormais ancré dans les cœurs de cette communauté déterminée à transformer son héritage agricole.
