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ONU/Aïssata Tall Sall contre-attaque et défend fermement Macky Sall : « C’est une opportunité pour toute l’Afrique »

L’ancienne ministre des Affaires étrangères Aïssata Tall Sall est sortie de son silence ce lundi pour défendre vigoureusement la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de Organisation des Nations unies. Face à la presse, elle a tenu à rétablir ce qu’elle considère comme des faits, dénonçant des « contrevérités » autour du dossier.

D’un ton ferme, elle a d’emblée clarifié la situation : « La candidature a été déposée le 2 mars. Elle a été reçue par les Nations unies. Elle est donc actée ». Selon elle, aucune décision de rejet n’a été prise et la procédure suit son cours normal, sans ambiguïté diplomatique ou juridique.

Revenant sur la réunion d’Addis-Abeba, elle a expliqué le fonctionnement de la « procédure de silence » utilisée par l’Union africaine. « Ce n’est pas un vote classique. Chaque pays dit oui, non ou s’abstient », a-t-elle précisé. D’après les chiffres avancés, 37 pays soutiennent la candidature, 13 s’y opposent et 5 ont demandé un délai. « C’est une majorité qualifiée. L’Afrique, dans sa grande majorité, soutient cette candidature », a-t-elle insisté.

Face aux réserves exprimées notamment par le Nigeria, Aïssata Tall Sall a relativisé l’argument de la rotation régionale. « Ce n’est pas une règle intangible. Tout dépend du contexte et du profil », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé que deux Africains, Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan, ont dirigé successivement l’ONU pendant quinze ans. « Arrêtons les raccourcis », a-t-elle lancé.

Pour l’ancienne cheffe de la diplomatie, l’enjeu décisif se situe désormais au Conseil de sécurité de l’ONU, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto déterminant. « Si un seul dit non, tout s’arrête. Voilà où se joue la vraie diplomatie », a-t-elle souligné, évoquant les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie.

Elle a également mis en avant la vision portée par Macky Sall : consolidation de la paix, relance du multilatéralisme et réforme de la gouvernance onusienne.

Au-delà du Sénégal, Aïssata Tall Sall a élargi la portée de cette candidature : « Ce n’est pas seulement une opportunité pour le Sénégal, c’est une opportunité pour l’Afrique ». Elle a toutefois regretté les divisions internes, estimant qu’un tel moment devrait susciter davantage d’unité nationale. « La diplomatie va continuer son travail et les positions vont évoluer », a-t-elle conclu.

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