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ONU : Dakar désavoue la candidature de Macky Sall, portée en coulisses par l’Union africaine

La tentative de positionnement de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies vient de connaître un sérieux revers. Les autorités sénégalaises ont officiellement pris leurs distances avec cette initiative, portée en coulisses au sein de l’Union africaine.

Dans une note diplomatique datée du 27 mars 2026, la Mission permanente du Sénégal auprès de l’Union africaine, basée à Addis-Abeba, a opposé un démenti ferme à toute implication de Dakar dans ce processus. Le document précise sans ambiguïté que « le Gouvernement du Sénégal n’a, à aucun stade, endossé cette candidature et n’a pas été associé à l’initiative y afférente ».

Cette mise au point vise directement une démarche impulsée par la Commission de l’UA, sous l’égide du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui aurait tenté d’imposer la candidature de l’ancien chef d’État sénégalais à travers une « procédure de silence ». Une méthode diplomatique qui consiste à faire adopter une décision en l’absence d’objection formelle des États membres dans un délai donné.

Mais en rompant ce silence, le Sénégal met un coup d’arrêt net à cette dynamique. Dakar insiste : « le Sénégal ne saurait être considéré comme partie prenante à ladite démarche », marquant ainsi une rupture claire avec l’initiative burundaise.

Ce désaveu intervient dans un contexte de forte pression temporelle. L’Union africaine ambitionnait de présenter un candidat consensuel avant la date limite du 1er avril fixée par l’Assemblée générale des Nations Unies. L’objectif était de positionner Macky Sall comme le porte-étendard du continent, en mettant en avant son expérience et sa capacité à fédérer.

Toutefois, en diplomatie multilatérale, le soutien — explicite ou implicite — du pays d’origine constitue une condition quasi indispensable à la crédibilité d’une candidature. En se désolidarisant publiquement, le Sénégal fragilise considérablement cette option et place son ancien président dans une posture délicate sur la scène internationale.

Au-delà de cet épisode, cette séquence met en lumière les tensions et les jeux d’influence au sein des instances africaines, ainsi que les exigences de cohérence diplomatique dans la désignation des candidatures aux plus hautes fonctions internationales.

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