Depuis trois jours, la commune de Thiomby, dans la région de Kaolack, est confrontée à une grave crise d’approvisionnement en eau potable. Dans un contexte de Ramadan où les besoins en eau sont naturellement plus importants, la situation est devenue insupportable pour de nombreuses familles. Femmes, personnes âgées et jeunes sont contraints de faire de longs trajets pour trouver quelques bidons d’eau, tandis que d’autres se résignent à s’approvisionner auprès de vendeurs informels à des tarifs prohibitifs.

Les regards se tournent vers OFOR et Flex Eau, les deux structures chargées de la gestion du service de l’eau dans la zone. Les habitants leur reprochent un manque criant d’anticipation, une communication quasi inexistante et une gestion jugée opaque, qui laisse les populations dans l’ignorance totale des causes et de la durée de la pénurie. Pour beaucoup, cette crise n’est pas un simple dysfonctionnement technique passager, mais le révélateur d’un système d’approvisionnement profondément défaillant.
Excédés et épuisés, les résidents de Thiomby lancent un appel pressant à l’État sénégalais pour qu’il prenne ses responsabilités et impose des solutions concrètes et durables. Car derrière cette pénurie, c’est un droit fondamental qui est bafoué. Comme le résume sobrement l’un des habitants : « Nous ne demandons pas un luxe, seulement de l’eau. »
