Des criquets pèlerins signalés mardi à Loboudou Doué, dans la commune de Ndiayène Pendao (département de Podor), ont été rapidement neutralisés grâce à l’intervention diligente de la Direction de la Protection des Végétaux (DPV). L’essaim s’est par la suite déplacé vers la Mauritanie voisine. Si une accalmie est actuellement observée, les services techniques et les producteurs appellent toutefois à une vigilance permanente.

Les insectes ravageurs ont été repérés dans des pâturages situés aux environs de Loboudou Doué par des producteurs locaux, qui ont aussitôt alerté la base nord de la DPV, basée à Richard-Toll. Cette structure couvre la région de Saint-Louis ainsi que l’arrondissement de Keur Momar Sarr, dans la région de Louga.
« Nous suivions la situation de très près depuis les attaques de criquets pèlerins sur des cultures maraîchères dans la zone de Gaé, dans le département de Dagana. Autant dire que nous ne dormions que d’un seul œil », a confié Mamoudou Sall, président du Mouvement de défense des producteurs de Podor.
Alertés dès les premières observations, les services de la DPV ont réagi sans délai. « Effectivement, dès que nous avons reçu l’appel du président du Mouvement de défense des intérêts des producteurs de Podor, nous nous sommes rendus sur les lieux dès le lendemain », a expliqué Abdoulaye Sène, chef de la base DPV Nord.
Sur place, les équipes ont localisé les criquets sur deux sites de pâturage, d’une superficie estimée respectivement à 85 et 90 hectares. « Quelques cultures ont néanmoins été touchées », a précisé M. Sène, évoquant la présence d’individus dans des champs de mil au stade de plantule à tallage, ainsi que des dégâts localisés sur des cultures d’oignon en phase de repiquage ou au stade de bulbe.
L’intervention a été jugée « efficace et salutaire » par les producteurs. Revenu sur les sites le jeudi, le chef de la base DPV a constaté une nette accalmie.
Toutefois, Mamoudou Sall insiste sur la nécessité d’une surveillance continue afin de maintenir la situation sous contrôle. D’autant plus que, selon des informations en provenance de la Mauritanie, les services agricoles de ce pays frontalier mènent également des opérations de lutte contre le fléau.

