Al’instar de Dakar, le nord du pays est testé positif à la conjonctivite qui sévit actuellement dans la capitale. En effet, dans les villages de Saldé, Bocké, Pété, Madina Ndiatbé, Galoya ,entre autres, les dispensaires et autres centres de santé sont débordés par des patients.(Correspondance) – Dans les villages de Saldé, Bocké, Pété, Madina Ndiatbé, Mboumba, Galoya et de Golléré, c’est l’épidémie dite de la conjonctivite qui crée la psychose chez les populations. Cette maladie qui gagne de plus en plus du terrain dans le Nord a fini d’inquiéter les populations locales. En effet, sa propagation est si rapide ,qu’il suffit juste qu’une personne soit atteinte dans une famille, pour que tous les membres soient contaminés. C’est aujourd’hui le cas dans plusieurs localités du Fouta, où la conjonctivite est presque présente dans tous les foyers du Diéri comme du Walo. Dans les cérémonies funèbres, mariages, baptêmes, manifestations sportives, le constat est très amer. Beaucoup de personnes ont les yeux larmoyants et tous rouges. Au réveil, ce sont des populations qui trouvent de la peine à ouvrir leurs paupières collées par une substance aqueuse et très transparente s’écoulant fortement de leurs yeux.Dans les villages, ce sont plusieurs membres parfois issus d’une même famille qui trouvent du mal à marcher , et qui se plaignent dangereusement d’une sensation de brûlure aux yeux, qu’elles cachent derrière leurs lunettes de soleil noires. Cette épidémie de conjonctivite, affection plus connue sous le nom «Apollo», est survenue en pleine période de la saison des pluies. Dans une zone qui pleut sans cesse depuis le début de l’hivernage. Et comble de malheur, c’est le moment choisi par cette maladie pour faire son apparition. Au grand dam des populations aujourd’hui victimes d’effondrement de leurs bâtiments en banco. Toute une psychose, donc qui hante le sommeil des populations du Nord gagnées aussi par le coronavirus .Dans la zone, bien que l’épidémie prenne des proportions inquiétantes, certains n’en ont pourtant cure des mesures sanitaires de précaution. Car dans les manifestations populaires, des malades qui ont les yeux gonflés, vont et viennent sans gêne , et sans se soucier de la contagiosité de leur pathologie. Et, malgré la forte présence de l’épidémie, on ne cesse de se serrer la main. Pis on se fait même parfois des accolades et aucune distance n’est respectée. Dans ces mêmes lieux de rencontre, rares sont ceux qui portent des lunettes pour protéger les autres.Du coup dans les dispensaires et autres centres de santé, le personnel soignant composé d’infirmiers chefs de postes et aides-soignants, est débordé. Dans ces différentes structures de santé, sur une centaine de patients venus se faire consulter, les 80 souffrent de la conjonctivite, renseigne un infirmier chef de poste. Une situation qui inquiète surtout en cette pandémie de la Covid-19, qui fait des ravages dans le pays. D’où cet appel des soignants de la zone nord du pays, qui invitent les populations au respect des mesures d’hygiène. Notamment en se lavant surtout les yeux avec de l’eau et du savon, porter des lunettes noires pour se protéger surtout qu’une forte canicule sévit actuellement dans le nord . Interrogé sur cette épidémie qui prend de l’ampleur dans presque toutes les localités du Fouta, l’infirmier chef de poste de renseigner, que ce serait une inflammation de la membrane qui tapisse l’intérieur de la paupière et le blanc de l’œil. Et notre interlocuteur d’inviter les populations au respect des mesures de protection.
Abou KANE
