Il y a quelques semaines, de nombreux enseignants avaient dénoncé des ponctions opérées sur leurs salaires. En déplacement ce vendredi à Mbour, le Premier ministre s’est exprimé sur cette situation.

Il a fermement indiqué que des retenues appliquées à des enseignants n’ayant pas observé de grève sont inacceptables. À cet effet, il dit avoir instruit le ministre de l’Éducation nationale de procéder à des vérifications et de rétablir les intéressés dans leurs droits. « Il m’est revenu que des enseignants non grévistes ont subi des ponctions. Vérifiez cela et restituez-leur leur dû », a-t-il déclaré lors de la cérémonie marquant le neuvième anniversaire du Mouvement des enseignants de son parti (MONEP).
En revanche, le chef du gouvernement s’est montré intransigeant concernant les enseignants ayant effectivement participé aux mouvements de grève. Il a rappelé que l’exercice du droit de grève, bien que légitime, implique des responsabilités. « Lorsqu’un enseignant choisit de faire grève, au détriment des élèves, il agit dans un cadre légal et en assume les conséquences », a-t-il souligné.
Dans la même logique, il estime que l’État est fondé, sur les mêmes bases légales, à appliquer le principe selon lequel tout travail non effectué ne donne pas droit à rémunération. « Ce n’est ni un délit ni un crime, mais l’exercice réciproque de droits reconnus à chacun », a-t-il insisté.
Le Premier ministre a également jugé incohérent de réclamer un salaire intégral après plusieurs jours de grève. « On ne peut pas s’absenter pendant vingt jours et exiger le paiement complet. Même sur le plan moral, cela ne se justifie pas », a-t-il conclu.
