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 Présidentielle de 2024/Couverture médiatique : la CJRS et Reporters Sans Frontières forment des journalistes !

La convention des jeunes Reporters du Sénégal, en collaboration avec Reporters sans frontières, a organisé un atelier de partage sur la couverture médiatique des élections. Durant trois jours, des professionnels des médias de la Région de Dakar se sont réunis pour aborder la problématique de la protection et la sécurité des reporters en période électorale.

A en croire Sadibou Marong directeur bureau de l’Afrique Subsaharienne de Reporters sans Frontières, l’objectif de cette rencontre est d’outiller les journalistes pour une meilleure « compréhension du cadre juridique et institutionnel de la liberté d’expression ». Nous sommes en train de dérouler un programme sur l’Afrique intitulé « média et élection en Afrique ». Selon lui les objets de ce programme sont très clairs. « Nous sommes en 2023 où il y a beaucoup d’élections dans le continent . Dans les pays où on avait estimé de travailler avec les reporters , essayer de renforcer leurs capacités, contribuer au renforcement de capacités dans la couverture des élections , de tout le processus . On l’a fait au Nigeria , en Sierra – Leone, au Liberia , Madagascar, Zimbabwé et au Sénégal aujourd’hui. On est à quelques mois des élections , c’est pourquoi nous avons estimé nécessaire de la faire parce qu’il est prioritaire », a souligné ce dernier . L’idée est de mettre l’accent sur ceux qui vont couvrir le processus. Les reporters au Sénégal, sont regroupés et mobilisés dans le cadre de la Convention des jeunes reporters qui est est organisation locale dynamique avec laquelle le RSF collabore . « C’est la raison pour laquelle nous avons monté cette série de formations à Saint – Louis , Ziguinchor , Dakar cette semaine et la semaine prochaine nous serons à Kaolack . On est en train de faire un maillage du terrain national jusqu’à Kedougou et Tambacounda. Je tiens à rappeler que l’objectif c’est pour au moins contribuer à ce que les reporters aient les notions fondamentales nécessaires en matière de couverture électorale. Pour faire une bonne couverture électorale il faut maîtriser les textes de lois liés à ce pays . C’est pourquoi nous avons fait appel à des doyens de la presse pour qu’ils viennent partager leurs expériences et donner un certain nombre d’aspect important pour faciliter le travail des reporters qui sont sur le terrain. Ainsi ils pourront éviter la désinformation. Ils ne seront pas victimes des attaques , de manipulation. Ils seront également sécurisés en matière de sécurité digitale sur le terrain . Il faut le dire tout est lié », a déclaré M. Marong . A l’en croire en matière électorale en Afrique cela charrie beaucoup de violence , beaucoup de désinformation. « Pour nous il est toujours très important de travailler avec les reporters qui seront sur le terrain . On met l’accent sur les reporters parce qu’avec la générosité des reporters , s’ils retournent au sein de leurs rédactions ils vont partager un peu les nouvelles connaissances acquises et cela pourrait se démultiplier dans toutes les rédactions du pays », a – t- il ajouté. Prenant la parole à son tour le président de la Convention des Jeunes reporters a salué la volonté des journalistes reporters qui seront le jour des élections sur le terrain malgré les difficultés qui sont notés . Il a par ailleurs solliciter les dirigeants des entreprises de presse de mettre à la disposition des reporters des moyens pour la couverture de la campagne électorale. « Nous risquons de ne pas faire convenablement notre travail. Le mieux, pour les journalistes, c’est d’être indépendants durant tout le processus électoral »a-t-il prévenu.

« Nous devons prendre le temps nécessaire pour vérifier nos informations avant de les publier. Ce qui va nous différencier de ceux qui utilisent les réseaux sociaux [pour prétendre être journalistes], c’est la vérification des faits. C’est pourquoi nous sommes sur le terrain depuis quelques semaines pour échanger avec les journalistes. On doit se former pour faire notre travail et nous réconcilier avec le public sénégalais », a insisté Migui Maram Ndiaye , le président de la CRJS.

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