L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a rendu publics les résultats de l’actualisation de l’année de base des comptes nationaux, un exercice technique majeur qui transforme significativement l’appréciation de la performance économique du Sénégal.

Selon les nouvelles estimations, le Produit intérieur brut (PIB) de l’année 2021 a été réévalué de 13,5 %, traduisant un saut statistique important et une meilleure prise en compte de la structure actuelle de l’économie. Le PIB, désormais fixé à 17 316 milliards de FCFA, reflète plus fidèlement la diversité des activités économiques, l’émergence de nouveaux secteurs et les mutations technologiques survenues ces dernières années.
Une économie mieux mesurée
L’opération de « rebasing », menée périodiquement par les pays pour actualiser leurs méthodes de calcul, permet d’intégrer des secteurs récemment développés, comme le numérique, les services modernes, les nouvelles filières industrielles ou encore les innovations dans l’agriculture et le commerce.
En modernisant l’année de référence, l’ANSD affirme offrir une vision « plus fidèle, plus solide et plus représentative » de la réalité économique nationale. Cette révision vient donc combler l’écart qui se creusait entre les statistiques et l’évolution réelle des activités.
Un outil stratégique pour l’État et les investisseurs
Au-delà de la hausse du PIB, cette actualisation constitue un instrument déterminant pour la planification publique, notamment en matière de finances publiques, de politiques sectorielles et de programmation budgétaire.
Pour le secteur privé, elle apporte également plus de visibilité et de crédibilité aux données économiques, renforçant la capacité d’analyse des investisseurs, des institutions financières et des partenaires au développement.
Un nouveau regard sur les performances économiques
Avec cette nouvelle année de base, le Sénégal se dote désormais d’un cadre statistique en phase avec ses transformations en cours. Le rebasing 2021 offre donc une lecture renouvelée de la croissance, de la productivité et des dynamiques sectorielles — autant d’éléments essentiels pour guider les décisions stratégiques des prochaines années.
Le pays entre ainsi dans une nouvelle ère statistique, où les indicateurs reflètent davantage la vitalité et les mutations de son économie.
