Dans le cadre de l’Agenda national de Transformation, le Premier Ministre, Ousmane Sonko, a souligné l’urgence de renforcer les filières scientifiques et techniques au Sénégal. Selon lui, la transformation économique et sociale du pays repose sur la disponibilité d’un vivier conséquent de techniciens supérieurs, d’ingénieurs, de chercheurs et de professionnels capables de porter les grands projets structurants de la feuille de route nationale.

Le Premier Ministre a alerté sur les résultats préoccupants du baccalauréat 2025, qui révèlent une forte prédominance des filières littéraires. Sur 77 388 bacheliers admis, seulement 15 888 appartiennent aux filières Sciences et Techniques, tandis que 59 575 sont inscrits en filières littéraires. Certaines académies, comme Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou, n’ont même pas présenté de candidats aux baccalauréats techniques. Cette situation traduit, selon le Premier Ministre, une inadéquation structurelle entre le système éducatif et les besoins de l’économie nationale.
Face à ce constat, plusieurs mesures ont été décidées :
- Révision des mécanismes d’orientation et de valorisation des filières S, S1 et S3, confiée au Ministre de l’Éducation nationale ;
- Restructuration de l’offre de formation supérieure, en liaison avec la Formation professionnelle, afin de mieux aligner les cursus sur les besoins de l’Agenda national de Transformation et de porter le taux de candidats aux filières techniques d’au moins 2,07 % à 15 % d’ici cinq ans ;
- Développement des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) par le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

