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Salémata : Les populations marchent contre les abus des agents des Eaux et Forêts !

Ce mardi 13 mai 2025, une foule nombreuse venue des quatre coins du département de Salémata a investi les rues de la capitale départementale pour dénoncer leur difficile cohabitation avec les agents des Eaux et Forêts. Selon les manifestants, il s’agit d’un ras-le-bol face à un mépris et une injustice persistants à leur encontre. Mamadou Cellou Diallo, porte-parole du jour, a tenté de remettre un mémorandum aux autorités. Cependant, le préfet ayant refusé de le recevoir, le document a finalement été adressé directement au Premier ministre.

Dans ce mémorandum, les populations dressent un tableau sombre des tensions qui les opposent aux agents des Eaux et Forêts. Parmi les griefs soulevés :

  • L’impossibilité d’accéder à leurs terres agricoles ;
  • L’absence de zones de pâturage pour leurs animaux ;
  • Les difficultés à exploiter le bois et les bambous, nécessaires pour clôturer, couvrir leurs habitations ou cuisiner ;
  • L’interdiction d’accéder à des produits forestiers tels que les noix de karité ou les pains de singe, essentiels à la transformation et à la commercialisation locales ;
  • Les obstacles à l’obtention d’autorisations de défrichement ou d’exploitation.

Poursuivant son intervention, M. Diallo a dénoncé des pratiques arbitraires : “Nous constatons des persécutions, des harcèlements, des menaces sans explication. Certains jeunes partis chercher de la paille ont été ligotés, des toitures de maisons ont été arrachées sans aucune justification.” Les populations, dit-il, se sentent abandonnées et sans voix : “Nous lançons un appel solennel au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko pour mettre fin à ces abus. Le département de Salémata est le seul de la région sans or, sans marbre, sans fer. Nous n’avons que nos terres pour cultiver et élever nos animaux.”

Les manifestants exigent :

  • L’application stricte de l’article 29 du Code forestier ;
  • Une révision de certains articles du Code de l’environnement, jugés inadaptés à leur réalité ;
  • Le respect des droits des riverains vivant à proximité du parc national.

“Nous lançons un signal fort aux chefs de service du département : jamais, au grand jamais, nous n’accepterons que nos populations soient opprimées, harcelées, menacées ou obligées de payer des amendes sans reçu. La récréation est terminée. Le silence est rompu. Nous voulons protéger la forêt, notre or vert, mais dans la dignité et le respect”, a conclu le porte-parole.

Pape Dayo – Sunugox Info

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