
Les consultations publiques relatives à l’étude d’impact environnemental et social du projet aurifère Diamba Sud (BOYA) se sont tenues ce vendredi dans les locaux du foyer des jeunes de Saraya. La rencontre a réuni les autorités administratives, locales et les populations des villages concernés.Étaient notamment présents le sous-préfet et son adjoint de Bembou, le président du conseil départemental, le maire de Saraya et son adjoint, des services techniques ainsi que des représentants des communautés locales.L’objectif de cette rencontre : échanger sur les impacts directs et indirects du projet actuellement en phase d’exploration.

Les discussions, qui ont duré près de six heures, ont porté principalement sur quatre points :La formation professionnelle des jeunes avant l’entrée en phase d’exploitation ;L’employabilité locale et l’autonomisation des femmes ;L’enclavement des pistes rurales ;Les besoins en adduction d’eau et la prévention des risques sanitaires liés à la pollution.Le président du conseil départemental, Moussa Danfakha, a insisté sur l’importance de la formation des jeunes et du respect des engagements pris entre le projet et la population : « Il faut changer de paradigme en évitant de diaboliser l’orpaillage traditionnel qui participe à l’économie du pays. Il faut aussi qu’il y ait une discrimination positive dans le recrutement de la main-d’œuvre locale », a-t-il souligné.

De son côté, le maire de la commune, Mady Danfakha, a insisté sur la nécessité d’anticiper :« D’ici quelques années, nous serons en phase d’exploitation. Il faut former les jeunes dès maintenant et mettre en place des commissions de recrutement pour garantir l’équité. »
Du côté de BOYA S.A, Madame Dione, responsable du développement, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise :« Le respect des engagements et la transparence font partie de nos politiques de travail. Nous avons bien pris note des doléances. »Les participants ont également rappelé les actions sociales déjà menées par le projet BOYA depuis 2022, saluant son implication dans le développement local. En clôture, le sous-préfet s’est réjoui de la tenue de cette consultation : « Je suis très ravi de cette rencontre qui permet de recueillir les préoccupations des populations. J’interpelle la société : nous voulons une exploitation paisible, fructueuse et bénéfique pour les communautés. La principale doléance reste la création d’un couloir d’orpaillage à côté de la mine, ainsi que l’employabilité des jeunes. Les collectivités sont prêtes à accompagner ces efforts. »

Pour rappel, BOYA S.A est une filiale de Fortuna Mining, société canadienne qui exploite trois mines en Afrique, dont une en Côte d’Ivoire et, bientôt, au Sénégal. Le projet Diamba Sud, situé à Gamba-Gamba dans la commune de Bembou, s’affiche aujourd’hui comme un modèle de proximité entre industrie minière et communautés locales.
