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Sedhiou/Discours Du Chef De L’Etat: Des Porteurs De Voix Livrent Leur Opinion

Malgré le recrutement de 40 mille enseignants, la revalorisation des salaires, la réalisation d’infrastructures scolaires, les problèmes persistent toujours dans le secteur de l’éducation avec la réalité des abris provisoires, le manque de personnel enseignant qui conduit au double flux et aux classes multigrades ». C’est la lecture de Lamine Sane, secrétaire général du syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal ( Sudes) qui estime que beaucoup reste à faire malgré les efforts consentis dans le secteur.


Barnabé Dieme du syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire ( Saems) annonce un combat si les questions liées au reversement des maîtres d’éducation physique et sportive (Meps), aux lenteurs administratives, à la sur imposition des salaires et à l’intégration des des décisionnaires n’est pas réglée dans les meilleurs délais. Pour le syndicaliste, ce sont des questions non négociables qui doivent être réglées si l’État veut une année paisible.


Du côté du syndicat des enseignants libres (Sels) on est plutôt satisfait du discours d’adieu du chef de l’État. Abdoulaye Diallo parle d’un discours cohérent qui fait état de l’ensemble de ses réalisations à travers le pays. Pour le Sels, l’exemple de Sedhiou donne une image positive du reste du Sénégal en matière de réalisations.
Au plan politique le parti démocratique sénégalais (PDS) souligne qu’il s’agit d’un discours d’adieu qui annonce son départ à la tête de l’État. Mamadou Lamine Mane qui souhaite une rupture selon son schéma et sa lecture demande au président de perpétuer la tradition de l’alternance au Sénégal en organisant des élections pacifiques, transparentes et inclusives. Il a, dans ce sens, annoncé le retour de Karim qui, à l’en croire, n’a pas de problèmes de parrainages avec ses 23 députés.
Quant à Cheikh Tidiane Diedhiou, chargé de la communication de l’ex Pastef, le discours du chef de l’État est du déjà entendu.  »Rien de neuf sinon une volonté d’éliminer les condamnés par la loi de la présidentielle de 2024. Pour lui, le chapelet de réalisations qu’il a égrenées posent un problème de coût et d’utilité publique.

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