
Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, exploitants forestiers, agents de développement et du ministère de l’agriculture ont révisé la loi sylvo-pastorale de 2020 en faisant son bilan et en l’évaluant. Une concertation citoyenne, participative et inclusive qui, selon Abdoul Aziz Gueye, membre du comité hadoc et agent du ministère de l’agriculture, a trois phases dont le recueil des avis et impressions des différents acteurs, il s’en suit l’étape thématique et enfin le regroupement des grands acteurs tels que les femmes, les jeunes, le secteur privé et la presse.

Évoquant cette thématique, Casimir Adrien Sambou, le directeur régional du développement rural (Drdr), a listé la maîtrise de l’eau, le financement, la formation des acteurs, la mécanisation agricole, l’assurance agricole, la professionnalisation des métiers du secteur primaire, le vol de bétail, le conflit entre éleveurs et agriculteurs.

Des échanges qui, à croire Aïda Mandiang, un agent de développement, doivent aboutir à l’extinction des différents conflits entre les acteurs. Une synthèse des travaux est prévue en comité régional de développement (CRD) ce mardi pour validation des conclusions par le chef de l’exécutif régional.

A la suite de cette étape de validation, le texte sera soumis à l’approbation d’un juriste avant d’atterrir à l’Assemblée Nationale. Le vœu secret de cette concertation citoyenne est d’arriver à une agriculture plus performante et plus résiliente aboutissant à une réelle souveraineté alimentaire au Sénégal.
