Sénégal : le programme Soil Values explore une coopération stratégique avec le ministère de l’Agriculture sur la santé des sols

Le 29 juin 2026, une délégation du programme Soil Values a été reçue par le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Bâ.

Cette rencontre avait pour objectif de présenter le programme et d’examiner les pistes de collaboration en faveur de l’amélioration de la santé des sols et du développement agricole au Sénégal.
Mis en œuvre sur une période de dix ans (2024-2033), Soil Values est porté par un consortium d’organisations internationales dirigé par le Centre international de développement des engrais (IFDC). La délégation était conduite par Alain Sy Traoré, nouveau directeur du programme et ancien directeur de l’agriculture de la CEDEAO.
Les échanges ont porté sur plusieurs axes structurants liés à la gestion durable des sols.

Parmi les priorités évoquées figurent l’accompagnement de l’Institut national de pédologie (INP) dans la finalisation du Programme national de santé des sols, considéré comme un outil stratégique pour les politiques agricoles du Sénégal.
Les discussions ont également mis en avant la nécessité de renforcer les capacités nationales, notamment à travers la mise en place d’un Système d’information sur les sols (SIS), l’élaboration de formules d’engrais adaptées aux réalités agroécologiques locales, ainsi que la formation de formateurs spécialisés dans la fertilité des sols et les pratiques de fertilisation durable.


Selon les échanges, le ministre a souligné l’alignement étroit entre les objectifs de Soil Values et les priorités des autorités sénégalaises en matière de souveraineté alimentaire et de transformation durable du secteur agricole. Cette convergence ouvre la voie à des programmes plus structurants et à fort impact.
Parmi les premières pistes de collaboration identifiées figure l’appui à l’INP pour l’organisation d’un atelier de planification et de finalisation du Programme santé des sols du Sénégal. Cette étape est jugée prioritaire afin de permettre l’intégration du programme dans les prochains exercices budgétaires nationaux et d’en garantir la pérennité institutionnelle.

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