Le climat social dans le secteur de l’éducation connaît un nouvel épisode de tension. Le Secrétaire général national adjoint du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS/Authentique) a exprimé, ce week-end, de vives réserves quant à l’attitude du Président du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), l’accusant de manquer à son devoir de neutralité.

Dans une déclaration rendue publique, le Secrétaire général national adjoint du SELS/Authentique, Ibrahima Kambi, appelle le Président du HCDS à « faire preuve de retenue », rappelant que sa fonction exige une posture d’arbitre et de médiateur au-dessus des clivages syndicaux et politiques.
Selon le syndicaliste, certaines prises de position du Président du HCDS s’apparenteraient à un règlement de comptes avec ses anciens camarades syndicalistes, une attitude jugée incompatible avec les exigences de sa charge. « Cette posture ne rend service ni à l’institution qu’il dirige, ni aux autorités qui l’ont nommé », estime le SGN adjoint du SELS/Authentique, qui considère que le Haut Conseil du Dialogue social doit rester un espace de concertation crédible et impartial.
Le syndicaliste va plus loin en avertissant que la poursuite de ce qu’il qualifie de « dénigrements » pourrait l’amener à récuser le Président du HCDS dans toute négociation future impliquant son organisation. Une telle décision, si elle devait se concrétiser, pourrait fragiliser davantage le cadre du dialogue social, déjà éprouvé par les revendications persistantes du secteur éducatif.
Malgré ces tensions, le SELS/Authentique réaffirme sa détermination à poursuivre ses objectifs et à défendre les intérêts des enseignants. Le syndicaliste dénonce également ce qu’il considère comme des tentatives répétées de déstabilisation du mouvement syndical enseignant, tout en assurant qu’elles resteront sans effet sur sa mobilisation.
Cette sortie du SGN adjoint du SELS/Authentique relance le débat sur le rôle et la responsabilité des institutions de médiation sociale au Sénégal, à un moment où le dialogue entre l’État et les partenaires sociaux demeure un enjeu central pour la stabilité et la paix sociale.

