Thierno Alassane Sall charge le tandem Diomaye-Sonko : « Ils ne peuvent plus prétendre incarner le bas peuple »

Le divorce politique entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko continue, selon Thierno Alassane Sall, de produire des conséquences « catastrophiques » sur l’économie et l’éthique publique. Dans une déclaration, le député estime que les accusations et contre-accusations de malversations financières et de mauvaise gestion se multiplient désormais entre les deux camps.

Pour Thierno Alassane Sall, les tensions au sommet de l’État ont ouvert une séquence marquée par une succession d’accusations visant aussi bien d’anciens responsables que des proches de l’actuel pouvoir. « Après Ousmane Sonko qui menace de procès staliniens toute une foule de ses anciens collaborateurs, à travers ses multiples commissions d’enquête parlementaires, le camp du frère ennemi dresse aussi ses actes d’accusation », affirme-t-il.

Le député cite notamment plusieurs dossiers qui, selon lui, alimentent cette guerre politique. Il évoque les fonds destinés à la Casamance, des achats de véhicules de luxe qu’il estime effectués en violation des règles, ainsi que les 55 millions de dollars évoqués lors de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo dans le dossier Yakaar-Teranga et Kosmos.

Dans le même temps, poursuit-il, le camp de Pastef répond par d’autres accusations, notamment autour des « 500 millions de la Fondation des épouses Diomaye », dont il affirme que le siège se trouve à la Présidence.

« Pourquoi se taisent-ils sur l’Asergate ? »

Thierno Alassane Sall s’interroge toutefois sur le silence observé, selon lui, autour du dossier de l’ASER, qu’il désigne sous le terme « Asergate ». « Un constat : ils se taisent tous sur l’Asergate avec 37 milliards évaporés par José. Pourquoi ? », lance le député, faisant référence à des accusations financières dont les responsabilités et les montants restent au cœur du débat politique.

Pour le parlementaire, cette bataille d’accusations entre les différentes composantes du pouvoir fragilise davantage le discours qui avait porté les actuels dirigeants au pouvoir. « Une chose est certaine : ils ne peuvent plus prétendre incarner le bas peuple », conclut Thierno Alassane Sall.

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