Dans une déclaration publiée ce 20 novembre 2025, le président du mouvement AGIR – Les Leaders, Thierno Bocoum, a vivement critiqué ce qu’il qualifie de décalage croissant entre les urgences du pays et l’agenda politique de l’exécutif. Selon lui, le débat public est désormais « monopolisé par l’accessoire », tandis que les véritables priorités nationales restent reléguées au second plan.

Thierno Bocoum estime que « ceux qui devraient jouer le premier rôle s’accrochent aux accessoires », en référence aux tensions internes au sein du pouvoir et aux séquences politiques largement commentées dans l’espace public. À ses yeux, l’attention portée aux « clashs entre courants d’un même régime » occulte les difficultés économiques et sociales auxquelles le pays doit faire face. Il déplore également une forme de mise en scène du travail institutionnel, relevant que certaines audiences ou réunions gouvernementales sont présentées comme des événements majeurs, alors que « le sérieux disparaît derrière le spectacle ».
Une critique sur la gestion du Plan de redressement économique et social
Au cœur de sa sortie publique figure le Plan de redressement économique et social (PRES), dont la Primature a lancé une nouvelle phase d’examen ce 20 novembre. Thierno Bocoum considère que cette réunion, largement relayée, intervient « avec retard » par rapport aux instructions données par le Président de la République, qui avait, lors du Conseil des ministres du 22 octobre, demandé au gouvernement d’accélérer l’évaluation des mesures du PRES et de la Stratégie nationale de Développement (SND). « Le Président parle d’urgence au même moment où le Premier ministre joue en prolongations », écrit-il, estimant que l’exécutif « est désaccordé » et que « c’est le pays qui paie la fausse note ».
Un appel à la cohérence et à la priorité donnée aux enjeux sociaux
Pour Thierno Bocoum, les enjeux ne manquent pas : une économie en difficulté, des services publics fragilisés et des décisions qu’il juge « laissées en rade ». Il estime que l’urgence la plus pressante pour le gouvernement est désormais « de répondre aux urgences ».
La déclaration du leader de AGIR – Les Leaders s’inscrit dans un contexte de débats intenses sur la gestion des priorités nationales, alors que plusieurs chantiers économiques et sociaux restent en cours d’évaluation.
