Les autorités poursuivent leur lutte contre l’immigration irrégulière et les réseaux de trafic de migrants. Cinq individus ont été interpellés et présentés à la justice pour association de malfaiteurs, trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et complicité.

L’affaire a débuté le 21 août 2026, lorsque le Commissaire spécial de Rosso a mis à la disposition de l’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Rosso 15 migrants sénégalais, dont cinq femmes.
Lors de leurs auditions, les migrants ont expliqué avoir quitté la Gambie, plus précisément Tandja, dans la nuit du 8 août, à bord d’une embarcation transportant 42 personnes. Après sept jours passés en mer, l’équipage aurait perdu ses repères tandis qu’une panne de moteur compromettait davantage la traversée. L’embarcation a finalement rebroussé chemin avant d’être retrouvée et guidée vers les côtes mauritaniennes par des pêcheurs.
Les enquêteurs ont ensuite découvert plusieurs éléments mettant en cause les organisateurs du voyage. Ces derniers auraient notamment demandé aux migrants de ne communiquer aucune information aux autorités mauritaniennes. Certains membres du réseau se seraient également présentés à tort comme des ressortissants gambiens afin de brouiller les pistes.
Les investigations ont par ailleurs révélé l’existence d’un important dispositif de recrutement. Plusieurs centaines de candidats, ayant déboursé entre 400 000 et 500 000 francs CFA, auraient été convoyés puis hébergés en Gambie, sans finalement pouvoir embarquer.
La poursuite des investigations a permis d’identifier puis d’interpeller cinq présumés complices. Ceux-ci auraient notamment été chargés de récupérer la pirogue à Ziguinchor, d’acheminer le carburant, les moteurs et les vivres, mais aussi d’assurer différentes tâches logistiques liées au voyage.
Entendus par les enquêteurs, les cinq mis en cause auraient reconnu leur implication et indiqué avoir été sollicités par l’organisateur principal, établi en Gambie.
Les cinq suspects ont été conduits devant le Procureur de la République financier du Pool judiciaire financier le 27 août 2026. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’identifier d’éventuels autres membres du réseau.
