La Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT) a porté un coup dur à un réseau international spécialisé dans le trafic de migrants par voie aérienne. L’opération, menée avec l’appui du Commissariat spécial de l’Aéroport International Blaise Diagne, a permis le démantèlement d’une filière opérant entre l’Égypte, le Sénégal et la Belgique.

L’enquête a conduit à l’interpellation puis au défèrement devant le parquet de deux ressortissants étrangers poursuivis pour trafic de migrants en bande organisée, association de malfaiteurs et complicité d’usurpation d’identité. Selon les investigations menées par les enquêteurs de la DNLT, le réseau avait mis en place un système particulièrement élaboré pour faciliter l’entrée irrégulière de migrants en Europe.
Le mode opératoire reposait d’abord sur l’utilisation de véritables passeports européens obtenus auprès de leurs titulaires légitimes. Ces documents étaient sélectionnés en fonction de la ressemblance physique entre leur propriétaire et les candidats à l’émigration. Les migrants quittaient ensuite l’Égypte vers le Sénégal en voyageant sous leur véritable identité. C’est lors de leur passage à Dakar que les documents étaient échangés afin de leur permettre d’embarquer vers l’Europe avec les passeports européens.
Une fois arrivés à Bruxelles, les convoyeurs récupéraient les documents utilisés pour les réemployer dans d’autres opérations, tandis que les migrants présentaient leur identité d’origine dans le cadre de demandes d’asile. Grâce à des expertises techniques approfondies et à une coopération policière internationale, les enquêteurs sont parvenus à identifier et à confondre le principal organisateur de la filière. Ce dernier a reconnu son implication dans l’organisation du réseau ainsi que le convoyage réussi de plusieurs candidats à l’émigration selon le même procédé frauduleux au cours des dernières semaines.
Cette opération illustre le renforcement de la lutte menée par la Police nationale contre les réseaux transnationaux de trafic de migrants et de fraude documentaire utilisant le territoire sénégalais comme plateforme de transit vers l’Europe.
