Le football sénégalais a été une nouvelle fois éclaboussé par des scènes de violence ce dimanche, lors de la 24e journée du championnat National 1. La rencontre opposant le Coton Sport de Tambacounda à l’ASFA a dégénéré en plein match au stade régional de Tambacounda.

Un match qui bascule après une décision arbitrale
Tout semblait pourtant se dérouler dans un cadre sportif normal jusqu’à une action litigieuse : l’arbitre désigne le point de penalty. Cette décision provoque immédiatement la colère des joueurs et de certains membres des encadrements techniques, transformant progressivement la rencontre en un climat de tension extrême.
La situation s’envenime rapidement sur la pelouse, où les échanges verbaux laissent place à des affrontements physiques.
Un dirigeant blessé à la main
Dans la confusion générale, un drame survient : Bounda Cissokho, dirigeant de Coton Sport, est poignardé à la main. Selon les premiers témoignages, l’auteur présumé de l’agression serait un membre du staff technique de l’équipe adverse. L’incident a provoqué une onde de choc immédiate sur le terrain.
Intervention des forces de sécurité
Face à l’escalade de violence et à la montée de la colère des supporters, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont intervenues rapidement. Leur action a permis de disperser les protagonistes et d’éviter un débordement encore plus grave, notamment des actes de représailles contre les personnes présentes.
Un nouveau signal d’alarme pour le football local
Cet épisode tragique relance avec force le débat sur la sécurité dans les stades sénégalais, particulièrement dans les divisions inférieures où les dispositifs de contrôle sont souvent jugés insuffisants.
Au-delà du résultat sportif, c’est désormais la question de la discipline, de la responsabilité des encadrements et de la protection des acteurs du football qui se pose avec urgence.
Les autorités sportives sont désormais attendues sur des mesures fermes pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent dans les compétitions nationales.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop
