
En pleine campagne de commercialisation de l’anacarde, les acteurs de la filière dans la région de Ziguinchor tirent la sonnette d’alarme. Lors d’un point de presse tenu ce lundi, le Cadre régional de concertation des acteurs de la filière anacarde a dénoncé l’absence de soutien financier, appelant les autorités étatiques et les institutions financières à intervenir d’urgence. “Aucun secteur n’a été accompagné par les banques”, a déclaré Demba Diémé, président du cadre, qui déplore une situation préoccupante pour les producteurs, commerçants, transporteurs et exportateurs. « Nous avons sollicité des financements auprès des banques, mais en vain. Nous demandons l’aide du ministre du Commerce pour faciliter l’accès aux crédits indispensables à une bonne campagne », a-t-il lancé.

Le président du cadre régional rappelle que la filière anacarde est porteuse d’emplois, d’activités économiques et d’espoirs pour la région. À ce titre, elle mérite un accompagnement financier structurant : « Une filière aussi importante ne peut continuer à évoluer sans appui financier adéquat », a-t-il prévenu.

Par ailleurs, l’exportation des noix de cajou reste un défi logistique majeur. Demba Diémé regrette que le port de Ziguinchor soit délaissé au profit du transport routier vers Dakar, principalement à cause du coût élevé des opérations portuaires. « Aujourd’hui, les noix de cajou ne transitent pas par le port de Ziguinchor. Les acteurs préfèrent la route, car le port est à l’arrêt à cause des prix trop élevés », a-t-il dénoncé.

Enfin, les acteurs ont appelé le ministre du Commerce et de l’Industrie à renforcer la sécurité tout au long de la chaîne logistique afin de sécuriser les transactions et les déplacements, surtout en cette période de campagne. Ce cri du cœur des professionnels de l’anacarde met en lumière les défis structurels que traverse la filière en Casamance, et invite à une réponse rapide et coordonnée pour préserver une économie locale en quête de dynamisme et de stabilité.
