
Dans le cadre de leur programme de lutte contre l’emigration irrégulière,le Réseau migration et développement a tenu à Ziguinchor un atelier avec les acteurs du secteur de la pêche. Selon Moustapha Thiémal Kebe membre dudit réseau , » Nous sommes venus à Ziguinchor dans le cadre d’une restitution d’une étude que nous avons faites l’année dernière auprès des acteurs de la pêche en tant que acteurs de la migration.
Après cette rencontre, nous avons pu collecter des informations auprès des acteurs qui nous ont formulé beaucoup de recommandations. Des recommandations parmi lesquelles l’idée vraiment de renforcer la gouvernance du secteur, mais aussi renforcer la collaboration entre les différents acteurs, notamment entre l’État, les acteurs de la pêche, mais aussi tout ce qui gravite autour du secteur.Beaucoup de points ont été soulevés par les acteurs « , a- t- il souligné .

En termes de perspectives, ce dernier déclare, « nous allons finaliser le rapport, parce que nous, en tant qu’acteurs de développement, mais aussi en tant que sujets civils, nous allons faire un plaidoyer auprès de l’Etat, donc soumettre le solutionnement à l’Etat du Sénégal pour qu’il puisse prendre en compte les préoccupations des acteurs.Parce que dans le cadre de la gouvernance, les acteurs russes nous ont soumis beaucoup de difficultés, notamment avec les accords de pêche, notamment avec l’Union Européenne. Le dernier accord n’a pas été renouvelé depuis novembre 2024. Mais il y a aussi d’autres acteurs, d’autres pays qui viennent pêcher au niveau du Sénégal et cela a un impact sur la pêche mais aussi sur la gouvernance. Donc nous allons essayer de soumettre ces différentes questions aux autorités .Et ces difficultés-là aussi poussent nos jeunes particulièrement à braver la mer pour la migration irrégulière, raison pour laquelle nous sommes là pour une gouvernance respectueuse des droits des acteurs pour qu’on puisse améliorer leur situation sur le plan socio-économique, mais aussi améliorer leur situation sur le plan social pour éviter cette migration irrégulière », a – t- il ajouté.

Interpellé sur l’émigration circulaire proposé par des pays comme l’Espagne , il déclare, « effectivement, parce que par rapport à la pêche, la pêche est un secteur névralgique qui est un peu le moteur même de l’économie dans sa localité, parce que quand la pêche marche, l’artisanat se développe, le commerce, le transport, donc tout est développé. Si la pêche souffre, tout ce secteur souffre et cela renforce le chômage, le sous-emploi et cela pousse aussi les jeunes à partir. Raison pour laquelle, par rapport à ces solutions-là, je pense qu’il y a la migration circulaire qui est proposée par l’État du Sénégal en partenariat avec l’Espagne, mais je pense que cela doit être aussi développé pour multiplier, renforcer par rapport à cette migration circulaire, ne pas seulement se limiter au domaine de l’agriculture, maintenant développé dans d’autres domaines, domaines de la mécanique, la coiffure, dans d’autres domaines qui pourraient être développés.
Maintenant, nous avons aussi proposé d’autres alternatives.Je pense que la pêche a des difficultés.Il faudrait aussi trouver des alternatives aux acteurs pour qu’ils puissent être reformés sur d’autres domaines, sur d’autres activités, notamment la pêche culture, l’agriculture, l’élevage, renforcer aussi des mécanismes de financement », a conclu ce dernier .

@antadiamé/Mame NDIAYE
