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Ziguinchor/Lutte contre le cancer : Journée de vaccination et de distribution de kits de dignité aux jeunes filles !

Dans le cadre de la lutte contre les cancers liés au virus du papillome humain (VPH), le district sanitaire de Ziguinchor a organisé une journée de vaccination ciblée, assortie d’une distribution de kits de dignité à l’intention des jeunes filles. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie HPV+, appuyée par l’Alliance pour les vaccins (ADP) et l’UNICEF. Le vaccin 9vVPH, recommandé dans le cadre de la vaccination de routine, offre une protection contre 90 % des cancers du col de l’utérus et 90 % des verrues anogénitales. Il est généralement administré en deux doses chez les enfants de 11 à 14 ans, ou en trois doses pour les rattrapages de 15 à 19 ans.

Le médecin-chef du district sanitaire de Ziguinchor, Dr Boubacar Kandé, a précisé que cette activité n’est pas une campagne, mais bien une stratégie de renforcement de la vaccination de routine, ciblant spécifiquement les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans. « Après la pandémie de Covid-19, nous avons constaté une baisse significative des performances vaccinales contre le VPH, particulièrement dans le département de Ziguinchor, où la couverture vaccinale était de seulement 4 % à fin 2020 », a-t-il déploré.

Outre cette faible couverture, le district a également souffert d’un déficit dans la remontée des données, rendant le suivi et l’évaluation difficiles. Pour y remédier, la stratégie HPV+ intègre plusieurs volets : la vaccination, le déparasitage et la distribution de kits de dignité visant à améliorer l’hygiène menstruelle des jeunes filles. « Il est établi que les parasites intestinaux peuvent affecter la santé générale et les performances scolaires des enfants. C’est pourquoi nous avons intégré le déparasitage dans cette stratégie », a souligné Dr Kandé. La distribution des kits de dignité, composés de produits facilitant une bonne hygiène menstruelle, complète l’approche holistique de la stratégie. Celle-ci ne concerne pour l’instant que quatre districts ciblés à travers le pays, identifiés comme étant en retard sur les indicateurs de vaccination contre le VPH.

Le chef de district a également rappelé que la prévention primaire, à travers la vaccination, demeure l’outil le plus efficace contre le cancer du col de l’utérus – le deuxième cancer gynécologique au Sénégal – souvent diagnostiqué à un stade tardif. « Une fois adultes, ces jeunes filles vaccinées auront développé les anticorps nécessaires pour prévenir les infections liées au VPH, principal responsable de plusieurs types de cancers : col de l’utérus, vagin, vulve, anus, pénis et gorge », a-t-il expliqué. Il a aussi souligné l’importance des dépistages précoces des lésions précancéreuses, qui sont désormais pris en charge dans plusieurs centres de santé par des sages-femmes formées à cet effet. Toutefois, la priorité reste la vaccination préventive, gage d’un avenir plus sain pour les jeunes filles.

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