
Les organisations de la société civile de Ziguinchor se sont réunies pour aborder la question lancinante de l’inscription et de la participation des jeunes dans les joutes électorales . Selon Bassa Diawara, directeur exécutif du comité d’appui et de soutien au développement économique et social (CASADES), le constat du dernier audit du fichier électoral a montré que « Les jeunes de 18 à 20 seuls 9,3 % sont inscrits. Les jeunes de 18 à 25 ans, il y a juste 53,7 % . Et lors des élections législatives des primo votants n’ont pas pu exercer le droit de vote, parce qu’ il a été mentionné sur leur carte, » ne peut pas voter » . »

A l’en croire , ceci explique le manque d’information, du fait que ces derniers n’ont pas eu le réflexe de constater cette mention. Les membres de la société civile de Ziguinchor pensent qu’il faut une démarche commune et réfléchie sur des stratégies afin de permettre aux jeunes de sensibiliser au maximum leurs camarades. Ce travail doit être fait avant la période des révisions des listes électorales. Ils comptent sur la mobilisation de l’essentiel des acteurs préoccupés par les questions de jeunesse pour arriver à mettre des stratégies adéquates et toucher plusieurs jeunes.
Pour le Secrétaire exécutif du CASADES, « les leviers doivent être activés avant le démarrage des révisions pour faciliter le travail. Ces acteurs ont organisé un atelier d’élaboration de la stratégie pour une inscription massive des jeunes sur les listes électorales. Oui, en fait, nous sommes dans un contexte d’élections où, dans le cadre des activités de Casades avec son partenaire, la Fondation Konrad Adenauer, sur un acte de renforcement de la démocratie. Et nous avons pensé que beaucoup de jeunes ont envie effectivement de contribuer, mais au finish, ils ne sont pas inscrits sur les listes. Le constat étant fait, depuis une dizaine d’années, à chaque fois qu’il y a une révision exceptionnelle, nous profitons effectivement de ce moment pour discuter avec les jeunes, les influenceurs, pour qu’ils puissent se sensibiliser davantage, pour que les jeunes qui ont une forte représentativité dans ce pays, qu’ils puissent participer aux instances directeur exécutif du comité d’appui et de soutien au développement économique et social. Nous avons dit que le choix va être sur les organisations qui sont structurées.

Parce que les organisations comme les guides, comme les scouts, les éclaireurs, donc au niveau de leur corporation, ils sont en mesure de dire Et c’est ce que nous allons voir tout à l’heure. Nous nous sommes rendus compte que l’année dernière, nous avons beaucoup sensibilisé, mais nous n’avons pas les données pour dire que voilà notre contribution. Donc aujourd’hui, vraiment, nous voulons travailler pour contribuer à l’amélioration de la participation des jeunes c’est ça qui va nous permettre aussi d’avoir un argument Comme les femmes ont eu l’occasion d’avoir la parité, pour que les jeunes aussi puissent avoir des quotas, parce qu’on a beaucoup discuté avec les responsables de partis politiques au niveau des élections, qu’on puisse positionner les jeunes à des positions qui leur permettent de conseiller, mais une loi pourrait être intéressante.

Et ça aussi c’est déterminant sur, c’est tributaire de l’engagement des jeunes, du nombre d’inscrits qui va peser aussi sur la balance.Parce que je vous dis qu’aujourd’hui sur 18 millions de Sénégalais, nous sommes autour de 7 millions d’inscrits. Vous voyez que donc nous devons tous ensemble nous battre, les organisations, la société civile, la presse, sont tous concernés », a-t- il soutenu. Ces membres de la société comptent sur la mobilisation de l’essentiel des acteurs préoccupés par les questions de jeunesse pour arriver à mettre des stratégies adéquates et toucher plusieurs jeunes.
