
Dans un contexte où le changement climatique menace l’équilibre écologique, Alsény Bangoura, adjoint au gouverneur de Ziguinchor en charge du développement, a récemment présidé une réunion cruciale du Comités de Régional de Développement (CRD). Cette rencontre a été dédiée au partage du rapport d’orientation méthodologique pour les études sur la mobilisation des ressources en eau du fleuve Casamance, considérée comme vitale pour la région et ses voisines, Seydou et Kolda.

La Casamance ne se résume pas seulement à un cours d’eau ; elle représente un patrimoine culturel et naturel d’une richesse inestimable. Sa préservation est essentielle pour garantir le développement durable des activités économiques locales, notamment l’agriculture et l’élevage, ainsi que la résilience des écosystèmes face aux défis environnementaux actuels. Dans son discours, M. Bangoura a souligné que « la préservation et la valorisation des ressources en eau conditionnent effectivement le développement durable de nos activités agricoles et silvopastorales. »

Cependant, la région est confrontée à des enjeux préoccupants tels que la salinisation croissante et la baisse des niveaux d’eau qui affectent gravement les potentialités du fleuve. Pour y remédier, l’État du Sénégal, à travers l’Office des lacs et cours d’eau, a lancé une démarche d’études globales et structurantes. Ces études visent à proposer un schéma d’aménagement hydraulique qui allie développement économique, protection de l’environnement et bien-être des populations.

Au-delà des défis techniques, le projet nécessite également une approche collaborative. « Cette réunion marque une étape décisive dans la co-construction d’un cadre efficace de gestion des ressources en eau », a déclaré Bangoura, invitant tous les acteurs présents à partager leur expertise et expérience. L’adjoint au gouverneur a mis l’accent sur l’importance des propositions concrètes pour faire de cette étude le fondement d’une gestion durable du fleuve Casamance.

L’engagement des participants dans cette dynamique est crucial. Cela permettra non seulement d’assurer la pérennité des ressources en eau, mais aussi de préserver l’identité culturelle et économique de la région. L’avenir du fleuve Casamance et de ses vallées dépend désormais de la synergie entre acteurs locaux, experts et institutions publiques, dans un cadre de coopération enrichi par l’échange des savoirs et des expériences.
