Le PAQUET-EF dispose d’un cadre ambitieux, mais sa réussite dépendra d’une volonté politique renforcée et d’une gestion plus transparente. C’est du moins la conviction profonde d’El Hadji Moussa Sarr, coordonnateur de la composante Éducation et de la thématique Justice fiscale au sein d’ActionAid International Sénégal.
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de la l’atelier sur la Pré-revue avec les Organisations de la Société Civile (OSC), initié par la COSYDEP, il a affirmé : « Nous nous réjouissons d’abord de co-organiser cette activité avec les organisations de la société civile. Il s’agit de la pré-revue, une initiative de haute portée qui nous permet de rassembler l’ensemble des OSC pour apprécier et analyser le niveau de mise en œuvre des politiques éducatives, mais également des recommandations formulées l’an dernier lors de la grande revue sectorielle. Cela nous permet non seulement d’évaluer ces politiques publiques, mais aussi de mesurer l’état d’avancement de leur mise en œuvre et, en même temps, d’élaborer une note de plaidoyer et de contribution qui sera présentée lors de la 13e revue sectorielle conjointe de 2025. »
Toujours selon lui, cet atelier constitue une occasion de remettre à jour les recommandations : « Déjà, ce qu’il faut retenir, c’est que nous avons procédé à un rappel des recommandations élaborées l’année dernière. C’est le mode de fonctionnement des organisations de la société civile engagées dans le domaine de l’éducation : s’asseoir, réfléchir ensemble, produire des documents de contribution à soumettre aux ministères. Mais aussi, après une année de mise en œuvre, il s’agit pour nous de faire le point avec les autorités, d’évaluer ce qui a été réalisé. »
L’appréciation globale, selon lui, reste mitigée : « Nous reconnaissons les efforts consentis par les ministères du secteur, aussi bien sur le plan de la mise en œuvre concrète de certaines recommandations que sur d’autres qui sont en cours de réalisation. Néanmoins, il est toujours important de rappeler que le niveau de mise en œuvre reste très, très, très faible sur les 25 recommandations formulées », a-t-il déploré, en insistant sur le fait que seulement 33 % d’entre elles ont été effectivement mises en œuvre, malgré les engagements des ministères concernés.
