
Un Comité Régional de Développement (CRD) s’est tenu à Kédougou, consacré à la revue annuelle du secteur de l’éducation, sous la présidence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, El Hadj Mamadou Moustapha Guaye.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la bonne préparation de la session 2025. L’équipe technique sectorielle, en charge du pilotage de la revue, est mobilisée pour l’élaboration du Rapport Annuel de Performance (RAP), mettant en lumière les progrès accomplis dans le domaine éducatif au cours de l’année 2024.
Cette revue permet également un suivi rigoureux des performances et une évaluation de la mise en œuvre du plan de travail de l’année écoulée. Elle vise aussi à garantir une exécution efficace des activités prévues pour 2025, en s’appuyant sur les bonnes pratiques afin d’atteindre les objectifs fixés dans les différents volets de l’éducation : développement intégré de la petite enfance, enseignement élémentaire, moyen, secondaire et formation professionnelle.

Des progrès mais des défis persistants !
Selon l’inspecteur d’Académie par intérim de Kédougou, Jamal Abdoul Nacer Diallo, « nous remercions l’ensemble des acteurs qui ont permis à l’Académie d’occuper la première place au niveau national pour le BFEM ». Toutefois, il reconnaît que des efforts sont encore nécessaires pour améliorer les résultats au BAC et au CFEE, jugés faibles l’année précédente.
Il a également pointé du doigt certains facteurs bloquants dans le système éducatif, notamment le travail des enfants dans les zones d’orpaillage, la précarité et les activités économiques précoces.
Pour répondre aux défis posés par les classes multigrades, des sessions de formation ont été lancées au niveau des Académies et des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF). « La gestion des classes multigrades nécessite une formation adéquate. Sinon, c’est un véritable défi », a-t-il souligné.

Un diagnostic global pour un avenir meilleur !
L’adjoint au gouverneur El Hadj Mamadou Moustapha Gaye a, pour sa part, mis l’accent sur plusieurs composantes essentielles : l’accès équitable aux services éducatifs, la gouvernance du secteur, ainsi que les performances aux examens et concours.
Il a insisté sur la nécessité de combler les insuffisances relevées, notamment en matière d’infrastructures, de ressources humaines et de moyens logistiques. « Cette revue a permis de faire un diagnostic complet du secteur. Il y a certes des résultats positifs, mais également des points à améliorer », a-t-il conclu.
Pape Dayo – Sunugox Info
