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Concertations sur la pêche artisanale : Les acteurs en conclave de 48h pour sa professionnalisation !

Le ministre des pêches, des infrastructures et portuaires maritimes à l’occasion d’un atelier a procédé au lancement des travaux consacré aux concertations sur la pêche artisanale. Une rencontre qui réuni l’ensemble des acteurs de la pêche artisanale venus des 14 régions qui doivent s’épancher durant 48h sur trois points majeurs : La validation d’une feuille de route claire et opérationnelle ; La mise en place d’un cadre multi-acteurs de suivi ; L’élaboration d’une charte d’engagement partagée entre le ministère et les professionnels de la pêche artisanale. Ouvrant l’atelier, la tutelle a fait comprendre aux acteurs la nécessité de cette rencontre pour le développement de la pêche artisanale qu’elle ambitionne de transformer à une pêche semi-industrielle. Elle rappelle dans la foulée que « cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges déjà organisés dans l’ensemble des régions de pêche du Sénégal.


En effet, considérant que la pêche artisanale est un sous-secteur névralgique qui occupe une frange importante de la population active et, prenant en compte les difficultés constatées ces dernières années, le Chef de l’Etat avait, à cette occasion, demandé à Monsieur le Premier Ministre et au Ministre en charge des Pêches que je suis, d’engager des concertations inclusives avec tous les acteurs concernés en vue d’asseoir la relance et le développement de ce sous-secteur vital de l’économie nationale. Je tiens à exprimer ma sincère gratitude à toutes les parties prenantes qui se sont activement investies dans ces concertations menées depuis la base pour matérialiser cette volonté si chère au Président de la République. Les conclusions issues de ces échanges au niveau local, seront partagées et discutées tout au long de cet atelier, dans un esprit de dialogue constructif et de co-construction. » rappelle Dr Fatou Diouf. 

Le ministre reconnaît l’importance de cette pêcherie qu’elle se veut prometteuse. Mais elle rencontre d’énormes difficultés qui bloc sa relance et l’épanouissement de ces acteurs. « Le secteur, et plus particulièrement le segment artisanal, fait face à de sérieuses difficultés qui menacent sa durabilité. La principale contrainte réside dans la surcapacité de pêche — directe et indirecte — , le non-respect des tailles minima autorisées, ainsi que l’usage croissant d’engins et de méthodes inappropriés, entraînant une surexploitation des stocks et une forte détérioration de la rente halieutique » souligne-t-elle et conséquence, «es pratiques nuisent non seulement aux écosystèmes marins et côtiers, mais compromettent aussi les moyens de subsistance des communautés qui dépendent étroitement de ces ressources. Face à cette situation, l’État du Sénégal a mis en œuvre diverses mesures de gouvernance, notamment : la mise en place d’organes de concertation ;l’élaboration de plans d’aménagement et de gestion des pêches ; l’adoption de stratégies de lutte contre la pêche illicite, Non déclarée et Non réglementée » dit-il.

Cependant pour trouver des solutions inclusives, cette concertation est convoquée. Une tribune qui permet aux différents acteurs de cogiter sur la problématique de la pêche artisanale. Ainsi, trois points majeurs sont dégagés : « Le respect de la réglementation : Le cadre légal encadrant la pêche artisanale vise à garantir la durabilité des ressources et l’équité entre les acteurs. Son application effective est indispensable pour préserver notre patrimoine halieutique. Il nous appartient de renforcer ensemble les mécanismes de contrôle, tout en favorisant l’appropriation des règles par les communautés ; La gestion des infrastructures de pêche artisanale : Celles-ci, notamment les quais, les marchés centraux au poisson et les complexes frigorifiques, doivent être administrées de manière durable, inclusive et professionnelle, dans l’intérêt des acteurs, des collectivités territoriales mais aussi et surtout de l’Etat qui en est le bailleur ; La subvention des moteurs hors-bord : Des efforts notables ont été réalisés pour faciliter l’accès des pêcheurs à des équipements. Toutefois, des évaluations s’imposent sur l’efficacité de ces subventions et pour identifier des alternatives plus cohérentes pour un meilleur avenir du secteur des pêches, surtout du segment artisanal » énumère Dr Diouf.  

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