La transparence dans la gouvernance publique au Sénégal constitue un enjeu central, particulièrement mis en lumière par les évolutions récentes sur les plans politique, économique et social. Dans cette dynamique, le Sénégal a adopté un deuxième Plan d’Action OGP (2023-2025), comprenant huit engagements, dont trois sont jugés prometteurs. L’un d’eux porte sur l’adoption en cours d’un projet de loi visant à renforcer la transparence des données publiques.
À l’occasion d’une rencontre entre la Direction Générale du Budget (DGB) et les organisations de la société civile, consacrée à l’élaboration du Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP), El Hadji Mamour Diop, conseiller technique du Directeur général du Budget au ministère des Finances et du Budget (MFB), est revenu sur les avancées enregistrées.
“Ce document, qu’on appelle DPBEP, est d’une importance capitale. Il sert de référence à l’élaboration de la loi de finances de l’année à venir. Il fixe, sur une période pluriannuelle, l’ensemble des ressources et des dépenses de l’État, réparties par grandes catégories”, a-t-il précisé.
Selon lui, un nouveau chapitre est en train de s’écrire dans ce domaine : “Tout cela repose sur des hypothèses et des perspectives budgétaires et économiques solides. C’est un pas de plus vers une meilleure gouvernance. Depuis quelques années déjà, nous collaborons avec la société civile dans d’autres domaines. Mais en ce qui concerne le DPBEP, nous avions jusque-là l’habitude de le partager après le débat d’orientation budgétaire.”
Il ajoute que cette année marque un tournant : “Nous avons enfin franchi le pas, en impliquant les acteurs en amont du processus. Sous l’impulsion de plusieurs autorités, notamment du Président de la République, qui est revenu à la charge à deux reprises lors des Conseils des ministres, le gouvernement a été instruit pour assurer une implication massive de toutes les parties prenantes.”
Dans ce sens, le ministre des Finances, à travers sa lettre circulaire de cadrage lançant le processus d’élaboration de la loi de finances, a invité l’ensemble des ministères et institutions de la République à se conformer aux nouvelles directives, marquant une volonté claire d’ouverture et de participation élargie.
