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Kaolack : L’association des infirmiers diplômés d’État lance un cri de détresse après l’assassinat de Mamadou Samba Diallo

L’émotion est vive au sein de la communauté infirmière sénégalaise, après le meurtre tragique de Mamadou Samba Diallo, infirmier d’État, abattu par des individus armés dans la région de Kaffrine. À Kaolack, la section locale de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’État du Sénégal (ANIIDES) a vivement réagi à ce drame, dénonçant l’insécurité croissante dans les zones reculées du pays.

Ibrahima Vieux Diagne, président de la section, s’est exprimé avec colère et tristesse :

« Être Infirmier Chef de Poste (ICP), c’est porter une lourde responsabilité. Dans certaines zones enclavées, l’ICP est parfois le seul professionnel de santé disponible sur un vaste périmètre. Il est celui vers qui toute la population se tourne pour les premiers soins, pour apaiser la douleur, pour sauver des vies. Et c’est justement cet homme-là qu’on a tué. »

Pour le Dr Diagne, ce drame révèle une réalité trop souvent ignorée : l’isolement, le manque de sécurité, et les conditions précaires dans lesquelles exercent les ICP.

« Il faut qu’on se pose la question : qu’est-ce qu’un ICP ? Et surtout, comment peut-il être protégé ? Ces professionnels vivent des situations extrêmement difficiles. »

Face à cette tragédie, les membres de l’association réclament des mesures urgentes. Ils exigent de l’État la mise en place de dispositifs de sécurité dans tous les postes de santé, notamment en milieu rural, où les soignants sont particulièrement exposés.

« Nous ne voulons plus mourir dans l’exercice de notre métier. Nos postes sont isolés, sans sécurité, sans moyens. Nous risquons nos vies chaque jour », alerte Dr Diagne.

Ce drame remet sur la table la question fondamentale de la protection du personnel soignant, pilier essentiel de notre système de santé. Les infirmiers et infirmières diplômés d’État demandent que toute la lumière soit faite sur cet assassinat, et appellent à une prise de conscience collective.

« Celles et ceux qui soignent méritent respect, protection et reconnaissance », a conclu Dr Ibrahima Vieux Diagne, dans un cri du cœur qui appelle à l’action.

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