
À Sédhiou, la solidarité citoyenne s’est exprimée de manière exemplaire autour d’un chantier d’assainissement crucial : la sécurisation d’un canal d’eaux pluviales traversant le cimetière de Julescounda. Une mobilisation collective qui témoigne de la prise de conscience des populations face aux enjeux environnementaux et sanitaires.
Jeunes filles et garçons, personnes âgées, autorités administratives et locales, ainsi que les services techniques tels que la SONAGED et la Direction du Cadre de Vie ont mis la main à la pâte. Parmi eux, le Proviseur du lycée Ibou MANÉ et Monsieur Abdou Lèye Konte, président du Conseil communal de la jeunesse de Sédhiou, initiateur de cette journée d’action citoyenne.

Dans une organisation bien huilée, les jeunes transportaient du sable à l’aide de seaux et de brouettes, pendant que d’autres participants le déversaient dans les ravins pour renforcer les flancs du canal, érodés par les ruissellements. Sur un autre front, des roches enserrées dans des grillages ont été installées pour casser la force des eaux et préserver l’ouvrage.
« J’ai été primé par le Président de la République pour mon engagement citoyen. Nous savons que ce canal est réalisé pour nous. Il est donc de notre devoir de le protéger », a confié Abdou Lèye Konte, saluant l’esprit de responsabilité qui anime la jeunesse de Sédhiou.

Présent sur les lieux, le Directeur de la Maintenance et de l’Exploitation de l’ONAS, Monsieur Blaise Faye, a félicité les efforts des populations au nom du Directeur Général, Monsieur Séni Diène. « Cette mobilisation est un signal fort : la protection des ouvrages d’assainissement est une responsabilité partagée », a-t-il souligné, tout en remettant des équipements (gants, gilets, masques) au Gouverneur de la région, Monsieur Diadia Dia.
Ce dernier a transmis ce matériel aux équipes mobilisées, tout en appelant à une accélération des travaux : « Beaucoup a été fait, mais l’hivernage ne fait que commencer. Il est impératif d’aller plus vite. »

Depuis la visite du Directeur Général de l’ONAS au début du Ramadan, les avancées sont visibles : le canal s’est allongé de plusieurs mètres et s’étend désormais au-delà du cimetière. Une évolution tangible qui illustre l’efficacité d’une synergie entre l’État et les citoyens engagés.
Lamine BAYO
