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Affaire seneporno/babiporno : Une adolescente de 16 ans fait tomber le roi du chantage sexuel  !

Après sept années de traque, El Hadji Babacar Dioum, alias “Kocc”, tombe dans les filets de la DSC grâce au courage d’une sœur qui a brisé le silenceL’affaire qui secoue le Sénégal depuis des années vient de connaître un tournant décisif. El Hadji Babacar Dioum, l’homme derrière l’empire criminel des sites seneporno et babiporno, a été interpellé jeudi matin à son domicile de Liberté 3, mettant fin à une cavale de sept années.

C’est le 7 mai 2025 qu’a commencé l’écroulement de ce réseau de chantage sexuel. Ce jour-là, Nguissaly Diop, décrite comme une femme “ordinaire”, franchit les portes de la Direction de la Surveillance du Territoire (DSC) avec un courrier au “poids d’une vérité lourde et accablante”. Elle vient dénoncer le calvaire vécu par sa jeune sœur A.N., âgée de seulement 16 ans.L’adolescente était tombée sous l’emprise d’un individu se faisant appeler “Mouha”. Profitant de leur relation, ce dernier avait contraint la mineure à réaliser et envoyer des vidéos obscènes. L’engrenage infernal ne s’arrêtait pas là : invitée chez lui, la jeune fille avait été violée, ces actes étant également filmés par son bourreau.

Un système de chantage rodé !

L’arme de “Mouha” était redoutable dans sa simplicité : la menace permanente. Soit A.N. cédait à ses exigences sexuelles, soit il informait sa mère d’une grossesse et diffusait les vidéos intimes sur les réseaux sociaux. Pour renforcer son emprise, il avait même transféré à sa victime une des vidéos compromettantes, menaçant de la publier sur TikTok.Lorsque l’adolescente, lasse des sévices, a tenté de rompre, “Mouha” a mis sa menace à exécution, partageant une vidéo d’elle sur un site pour adultes. Un acte qui allait précipiter sa chute.

De “Mouha” à “Kocc” : la révélation d’une identité !

Cette plainte, en apparence isolée, s’est révélée être le fil conducteur vers un réseau bien plus vaste. L’enquête diligentée par la DSC sur les agissements de “Mouha” a rapidement mis en lumière des liens troublants avec l’empire seneporno/babiporno.Les techniques de chantage identiques, l’utilisation des mêmes plateformes, les modes opératoires similaires : tous les indices menaient vers le maître-chanteur le plus recherché du Sénégal, traqué depuis 2018. Les investigations techniques et le renseignement ont formellement établi que “Mouha” n’était autre qu’El Hadji Babacar Dioum, alias “Kocc”.

Un empire financier bâti sur le chantage !

L’analyse des éléments financiers a révélé d’importants mouvements de fonds sur les comptes du suspect, opérés via des canaux de paiement hautement anonymisés, soulevant également des soupçons de blanchiment d’argent.Face au “risque élevé de destruction de données”, les enquêteurs ont obtenu l’accord du parquet pour une interpellation en urgence.

Une arrestation spectaculaire !

L’opération, menée jeudi matin avec l’appui de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP), s’est déroulée devant le domicile sécurisé de Kocc à Liberté 3, proche du boulevard Habib Bourguiba. Les saisies effectuées témoignent de l’ampleur de son empire criminel :Preuves numériques irréfutables : Ordinateurs, téléphones, appareils de gestion de sites web, outils d’anonymat (VPN), et surtout l’ensemble des identifiants, des outils d’administration et des accès techniques prouvant que Kocc était bien le gestionnaire exclusif des sites incriminés.Butin matériel considérable : Huit véhicules de luxe ont été saisis, dont celui ayant fait l’actualité récemment – “la fameuse bagnole empruntée par la célèbre tiktokeuse Mame Ndiaye Savon” lors d’un baptême.

Vers la fin d’un cauchemar!

L’examen des activités en ligne de Kocc devrait clairement établir qu’il gérait directement la publication des contenus compromettants, mettant fin à des années de terreur pour de nombreuses victimes.Cette arrestation marque un tournant majeur dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal et redonne espoir aux victimes de ce réseau de chantage sexuel qui a semé la terreur pendant des années.  L’enquête se poursuit pour démanteler l’intégralité du réseau et identifier d’éventuels complices dans cette affaire qui aura marqué l’histoire de la cybercriminalité sénégalaise.

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