Tambacounda a accueilli ce jeudi la 4e journée de rassemblement du Réseau Ouest Africain des Associations et ONG de lutte contre les violences basées sur le genre (ROA-VBG). Un moment fort marqué par l’engagement public de 14 exciseuses, accompagnées de 6 communicateurs traditionnels et de nombreux acteurs communautaires, à renoncer définitivement à toute pratique liée à l’excision.
Ce geste symbolique et hautement significatif a été salué par les autorités locales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les représentants de la société civile engagés dans la protection des droits des filles et des femmes. Au micro de Sunugox, Aminata Diaw, Présidente du GIE Deggo, s’est réjouie de cette avancée majeure dans la lutte contre les mutilations génitales féminines dans la région. Elle a souligné l’importance du travail de sensibilisation mené depuis des années dans les communautés, en misant sur le dialogue, la médiation culturelle et l’implication des leaders traditionnels et religieux. « Ce que nous avons vu aujourd’hui est le fruit d’un travail de proximité. Ces femmes qui pratiquaient l’excision ont compris que cette tradition met en danger la santé et la dignité des filles. Leur engagement est un signal fort », a déclaré Aminata Diaw. La cérémonie a également été l’occasion pour les participants de renouveler leur plaidoyer pour une meilleure application des lois contre les mutilations génitales féminines et pour un accompagnement socio-économique des exciseuses reconverties.
Moussa Oumar Gueye et Amadou Diédhiou
