Initiée en 2006 par le regretté guide religieux Cheikh Mouhidina Samba Diallo, la célébration du « Bébé Achoura », qui consiste à honorer le premier nouveau-né de l’année musulmane, continue de mobiliser les populations et de porter un message fort de solidarité. Depuis la disparition du fondateur, son fils et successeur, Cheikh Ibrahima Diallo, s’attache à préserver et à développer cette œuvre à vocation religieuse, sociale et humanitaire à travers le Sénégal.

Dans le cadre de la 11ᵉ édition de cette célébration marquant le nouvel an musulman, une délégation conduite par Cheikh Ibrahima Diallo s’est rendue, le 24 juin 2026, dans le département de Mbacké, région de Diourbel, où a été enregistré le premier bébé de l’année hégirienne.
Cette initiative vise à célébrer la naissance de cet enfant tout en rappelant l’importance du calendrier musulman et les valeurs de partage, de fraternité et de solidarité prônées par l’islam.
Au fil des années, le concept du « Bébé Achoura » a pris une dimension nationale. Initialement concentrée dans la région de Kaolack, cette action s’est progressivement étendue à plusieurs localités du pays, notamment dans les régions de Fatick, Kaffrine, Koungheul, Malem Hodar et Mbour. Cette extension traduit la volonté de son initiateur de faire bénéficier un plus grand nombre de familles de ce geste symbolique de générosité.

À Mbacké, la famille du nouveau-né, un garçon né dans le district sanitaire de la localité, a reçu un important appui composé de vêtements destinés à accompagner l’enfant durant ses cinq premières années, de couches, de produits pour bébés, de denrées alimentaires, d’un mouton ainsi que d’une enveloppe financière estimée à deux millions de francs CFA.
Au-delà de l’assistance apportée à la famille du nourrisson, le district sanitaire de Mbacké a également bénéficié d’un don de produits pharmaceutiques et de matériels médicaux destinés à renforcer la prise en charge des patients.
Les cérémonies ont été marquées par des séances de prières et de bénédictions formulées en faveur du nouveau-né, de ses parents ainsi que de l’ensemble de la communauté musulmane.
Pour Cheikh Ibrahima Diallo, cette œuvre constitue avant tout un héritage spirituel et social qu’il importe de préserver. En poursuivant cette tradition, il entend perpétuer le message de son père, fondé sur le partage, l’entraide et la promotion des valeurs islamiques.
Aujourd’hui, le « Bébé Achoura » s’impose comme un rendez-vous annuel majeur dans plusieurs régions du Sénégal. Au-delà de son caractère symbolique, cette initiative demeure une expression concrète de solidarité envers les familles et un témoignage de la pérennité de l’œuvre de Cheikh Mouhidina Samba Diallo, portée désormais par l’engagement de son successeur.
