
Les acteurs éducatifs jouent un rôle central dans le déploiement du Modèle Harmonisé de l’Enseignement Bilingue au Sénégal (MOHEBS). L’Inspection d’Académie (IA) de Ziguinchor figure parmi les trois dernières IA à être intégrées à cette initiative, aux côtés de celles de Sedhiou et de Thiès. Ce modèle vise à intégrer deux langues d’égale dignité dans le système éducatif : la langue nationale et le français.

Selon Ibrahima Diatta, Inspecteur de l’Éducation à l’IA de Ziguinchor, « La semaine dernière, plusieurs formations ont été lancées pour préparer les acteurs clés du système éducatif. Ces sessions ont concerné les directeurs, les encadreurs et les enseignants du Cours d’Initiation (CI). La formation se poursuit avec des journées pédagogiques adaptées, permettant aux enseignants d’utiliser la langue maternelle des enfants — diola, wolof ou mandinka — comme support d’apprentissage. »

Le ministère de l’Éducation nationale est invité à communiquer sur cette réforme, afin de rendre visible son impact positif pour les communautés locales. Les élèves, maîtrisant déjà leur langue maternelle, pourront s’appuyer sur cette connaissance pour faciliter l’apprentissage du français et mieux s’intégrer dans le système éducatif.
L’objectif est clair : faire cohabiter les langues, en permettant aux enfants d’apprendre à travers ces deux mediums, tout en introduisant progressivement d’autres matières comme les mathématiques dès l’année prochaine au niveau du CI.

Ibrahima Diatta souligne l’importance de cette réforme ambitieuse, qui valorise les langues locales du Sud, telles que le diola et le mandinka, en les intégrant harmonieusement dans le processus éducatif. Ce projet novateur vise non seulement à enrichir le bagage linguistique des élèves, mais aussi à renforcer leur identité culturelle, tout en promouvant une éducation inclusive et de qualité.
